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22 février 2008

Un Roman (ou comment faire compliqué)

GOREPHEUS_banni_re

Me revoici après quelques mois d'absence, mois qui n'auront pas été vains car ils m'auront permis de foirer lamentablement mon premier trimestre, moi un terminale STG. Mais oublions mes malheurs place à la prose: (Je précise qu'il n'y a pas encore de titre pour ce que j'aimerais voir devenir un roman, les mises a jours sur ce points ainsi que l'affinage du texte de même que l'ajout de certains détails, sera fait sans que vous vous en rendiez compte, cela vous demandera donc de tout relire de temps en temps histoire de ne rien louper, bonne lecture ;o)

Chapitre 1

Alors qu’il faisait nuit depuis déjà quelques heures, l’homme continua de courir dans cette sombre ruelle, la peur au ventre, tentant par tous les moyens de se tapir dans un recoin ou il se sentirait en sécurité. Les ordures jonchaient le sol, la pluie, ayant rendu le sol brillant comme un miroir, refléta la lune ; elle était pleine.
L’homme continua sa course, haletant, jusqu'à arriver à une petite impasse, de la, il s’arrêta brusquement et releva la tête, il fut comme tétanisé en voyant la lune, tel un insecte attiré par la lumière, l’homme resta debout et immobile, tout d’abord de longues secondes, puis de longues minutes, et enfin plusieurs heures.
Deux heures, vingt-et-une minutes et trois secondes plus tard, l’homme tomba à genoux en hurlant, comme transpercé par un mal indescriptible, les cris étaient tellement intenses que le quartier entier aurait du s’en apercevoir, mais il n’en fut rien, personne ne réagit a la douleur de cet homme, presque comme si il n’existait pas.
Les cris cessèrent enfin, cette fois l’homme était allongé, gisant au milieu des ordures, il glissa sa main dans la poche intérieure droite de son imper en cuir marron et en sortit une petite flasque, d’environ 5 centimètres, il en versa le contenu –un liquide verdâtre fort peu apetissant- sur ses mains, ce qui eu pour étrange effet de les faire devenir a leur tour vertes, mais cela se faisait de manière très naturelle, comme une seconde peau. C’est à ce moment précis qu’il choisit de se relever d’un bond, comme guidé par une force supérieure qui lui dictait ses actions. Notre homme déambula donc a travers la ville, a l’instar d’un zombie l’esprit vide, cherchant un chemin qui n’avait pas l’air d’exister vraiment ; les rues étaient toujours d’un vide inquiétant, comme si toute forme de vie était proscrite en ces lieux.
L’homme s’arrêta une nouvelle fois et sembla sorti de sa torpeur, ses yeux brillaient, il était sale, avait l’air de souffrir outrageusement et se lança subitement dans un flot de paroles incompréhensible, mélange d’incantation et d’appel au secours, et encore une fois, personne ne lui répondit.
Cette nuit semblait n’en plus finir, l’homme sanglotait, des larmes coulaient sur ses joues, il était terrifié, comme possédé, continuant ses jérémiades, de plus en plus fort, d’une façon qui laissait transparaitre toute l’intensité d’une rage refoulée depuis bien trop longtemps.
Soudain, dans un accès de rage aussi soudain qu’incontrôlé, l’homme arracha sa veste, coupant littéralement celle-ci en deux, fit de même avec sa chemise et enfin, prit le couteau situé dans la poche arrière droite de son jean ; il n’hésita pas un seul instant et se l’enfonça profondément dans le ventre, il poussa une nouvelle fois un cri déchirant et plaintif.
Son sang coulait a flot, se déversant sur le pavé encore humide, l’homme continua de remuer exactement comme l’aurait fait un animal blessé, tenant encore debout malgré sa blessure il s’affaira à frapper a la porte de la première résidence qu’il vit. Il frappa, personne ne vint, il continua, personne ; cet endroit était décidément une ville fantôme. Proférant quelques paroles dans une langue inconnue ainsi que quelques jurons dans une langue ma foi plus familière ; l’homme avait, en dépit des apparences, l’impression de savoir ce qu’il faisait, poursuivant son rite macabre de diverses scarification au niveau des bras.
Il s’affaira ensuite à essayer d’entrer dans cette maison ; une chance pour lui, la porte à laquelle il tambourinait depuis tout à l’heure était ouverte, l’homme s’engouffra donc a l’intérieur.
Toujours blessé, son torse dégoulinant de sang, il se traina péniblement jusqu'à un téléphone situé dans le salon, pris le combiné et s’aperçut qu’il n’y avait pas la moindre tonalité, il tenta en dépit du bon sens de composer un numéro ; et contre tout attente, l’appel aboutit.
L’homme échangea quelques mots avec son interlocuteur, toujours dans cette fameuse langue, raccrocha, et finit par se laisser tomber d’épuisement au pied du petit meuble en fer ou était posé le téléphone.

Le matin arriva enfin, les premiers rayons du soleil passèrent à travers la fenêtre du salon, révélant au grand jour le visage de notre mystérieux individu.
C’était un homme d’une vingtaine d’années, les cheveux très bruns et mi-longs, plutôt enrobé, mais disposant d’un charme tout particulier qui donnait l’impression de lui qu’il était plutôt bon vivant.
Un bon vivant plutôt peu vivant jonché sur le sol de cette maison en l’occurrence.
Notre homme se releva, étonnamment, il ne saignait plus, son torse ne présentait aucune marque  de sa précédente blessure ; seul restait la cicatrice de sa scarification, qui formait un symbole étrange ainsi qu’un énorme mal a la tête.
Sans trop savoir ou il était, il trouva pourtant naturellement la salle de bains, d’où il sortit un tube d’aspirine ; tout aussi naturellement, il prit un verre dans la cuisine et se prépara son cocktail.
C’est a ce moment que l’homme réalisa sa situation, il était seul dans cette maison qu’il ne connaissait pas, et fut soudain pris de panique ; qui était il ? Que faisait-il-la ?
Autant de questions dont il ignorait les réponses et qui l’effrayaient. Il décida donc après avoir avalé son aspirine, de sortir au plus vite de cet endroit, il ne voulait pas être pris pour un voleur par le propriétaire de cette maison, il se dirigea donc vers la porte : elle était fermée.
Il essaya alors d’ouvrir une fenêtre, fermée également. Il les essaya toutes dans l’espoir de trouver enfin le moyen de s’échapper, impossible, il était bel et bien prisonnier de cet endroit.
Un peu découragé mais pas résigné, il chercha un autre moyen de sortir, allant et venant dans tous les recoins de cette maison, scrutant chaque pièce dans son intégralité. Il ne trouva toutefois qu’une toute petite fenêtre, dans la cave, elle était ouverte, l’espoir renaissait en lui, mais en y regardant de prêt, elle avait des barreaux. Mais l’on arrivait quand même à apercevoir le trottoir ainsi que la rue dehors. Elle était malheureusement déserte. L’homme ne cria pas, il savait au fond de lui que cela ne servirait a rien ; il entreprit donc de casser un carreau d’une des fenêtres du salon. « Rien de plus simple » pensa t’il, s’armant d’un long et gros bâton trouvé dans la cave. Il remonta donc furtivement et frappa de toutes ses forces dans la vitre, qui n’explosa pas, mais fit plier l’homme en 2, le souffle coupé, comme si lui-même avait reçu cet impact. L’homme avait mal, il avait probablement une côte ou deux de cassées, mais il était plus abasourdi par ce qui venait de se passer plutôt que par la douleur dont il faisait l’objet. Il se releva difficilement et se traina jusqu'à un canapé, tentant de retrouver son souffle. Que s’était-il passé ? Le bâton avait il rebondi contre la vitre ? Il était persuadé que non, mais cela semblait être la seule explication logique.
Malgré la douleur encore ancrée en lui, il décida de renouveler l’expérience « Mais je vais frapper moins fort cette fois, sait on jamais… » Nouveau coup, cette fois un peu plus haut, la vitre ne vacille toujours pas, mais l’on ne peut en dire de même du jeune homme qui cette fois tomba directement par terre, comme assommé.
Il se réveilla quelques minutes plus tard, désormais affublé d’une énorme bosse à la tête. Il avait mal, mal comme jamais, et ce n’était pas seulement une douleur physique, mais aussi morale. Il était bien malgré lui enfermé dans cette maison et n’avait en apparence aucun moyen de sortir, il se sentait prisonnier, séquestré, et le plus étrange, comment cette maison pouvait elle lui renvoyer ses propres coups ?
« Elle est hantée, ou bien je suis en train de rêver… C’est ca je rêve ! Cette maison n’existe pas ! Je suis dans mon lit et je rêve de ces conneries, je vais me pincer et tout va rentrer dans l’ordre… »
L’homme ne réussit, une nouvelle fois qu’a se faire mal. Tentant de ne pas sombrer dans la folie, il décida, plutôt que de pleurer sur son sort, de s’occuper l’esprit, il chercha donc un moyen de passer le temps, après tout il était dans une maison, de prime abord fort bien équipée, il remarqua une bibliothèque qu’il n’avait pas vue lors de son premier passage.

Intrigué de ne pas avoir aperçu un tel objet, il l’observa, c’était une gigantesque bibliothèque en chêne massif qui devait bien peser dans les 300kg. Il parcourut le rayonnage, et chercha un ouvrage à sa convenance… La bibliothèque regorgeait de vieux manuscrits, pour la plupart traitant de choses comme la médecine, la physique ou encore la philosophie ; seul se distinguait, un ouvrage, d’une couleur rouge pompier, résolument plus petit et plus récent que les autres, que notre homme s’empressa de saisir. Il s’assit donc sur le canapé en cuir de la maison et lut la couverture « La naissance du peuple des étoiles »
-« Génial, de la SF… » Pensa t’il. Il avait toujours détesté la SF, Star Wars, Star Trek et compagnie, la citation même d’une phrase comme « je suis ton père » lui filait une nausée inexpliquée.
Mais n’ayant ni le choix, ni l’envie de s’assommer une nouvelle fois avec un recueil d’idées philosophiques, il lut les premières lignes de l’ouvrage :
« [Ce livre autrefois écrit en Atectien, a été traduit pour une compréhension plus aisée de nos jeunes recrues]
La guerre avait ravagé notre civilisation, persécutée pour ses connaissances et son avancée technologique, seul restaient encore une dizaine de personnes de notre espèce. Nous décidâmes donc de nous enfuir avant d’être tués, laissant notre planète, A25 a la merci de nos ennemis jurés, originaires eux de Y1 situé dans la 4éme galaxie. Mais ce n’était que partie remise, nous reviendrons et nous nous vengerons.
Alet, leader de notre groupe un magnifique mâle A25, mit en place le plan de notre évasion. L’opération était risquée mais nous n’avions décidément pas le choix, nous devions tenter le coup, pour la survie de notre espèce et pour nous venger de ces envahisseurs. Nous devions donc nous infiltrer dans le hangar militaire situé à 300acta d’ici (l’équivalent d’environ 12km terriens) d’où nous prendrons une navette qui nous permettra d’atteindre notre planète de reproduction, T3883.
Après un dernier rappel du rôle joué par chacun des survivants, nous partîmes donc en direction de l’entrepôt. Chacun savait ce qu’il avait à faire, et tous sans exception était prêt a mourir si il le fallait.
L’entrepôt contenait une 20aine de gardes, nous devions donc être prudents, Alet passa devant pour ouvrir la voie et attendit que le garde continue son tour de garde pour nous dire d’y aller. Le groupe agissait en parfaite cohésion et discrétion, qui fut toutefois de très courte durée, les gardes ayant apparemment une ouïe plus développée que d’apparence, avec leurs minuscules oreilles et leurs yeux d’un bleu azur.
L’alerte fut donnée dans la seconde et une pluie de balles sifflait à travers le hangar dans notre direction… »

L’homme reposa le livre, corna la page et se mit en quête d’une nouvelle activité, l’esprit visiblement trop occupé pour s’intéresser a de tels histoires fantaisistes, il lui fallait sortir de cette maison, coute que coute. Ne souhaitant pas renouveler l’expérience de la vitre, il se rappela de cette petite fenêtre ouverte surplombée de barreaux qui donnait dans la rue. Il se précipita dans la cave et hurla de toutes ses forces des appels à l’aide au dehors. Peu lui importait désormais d’être repéré, tout lui était préférable a cet endroit. Il cria, et cria encore, mais personne ne lui répondait, « N’y avait t’il personne dans ce foutu quartier ? » Se dit-il.
Il ne voyait désormais plus qu’une seule et unique solution pour s’en sortir : scier les barreaux. L’espace n’était pas vraiment large, mais il était possible de s’y engouffrer au risque de quelques grosses éraflures, il se mit en tête de trouver un ustensile pouvant faire l’affaire, chercha dans l’atelier de la cave mais ne mit la main que sur un marteau et un tournevis cruciforme, cela ne lui était d’aucune utilité. Il remonta donc au salon, et quelle ne fut pas sa surprise de voir qu’a la place de la bibliothèque, se trouvait désormais tout un ensemble de limes, de scies de toutes sortes (allant même jusqu'à la tronçonneuse), accrochées triées et rangées soigneusement  sur le mur.
L’homme décida de ne pas se préoccuper de cette étrange apparition mais plutôt de saisir la chance qui lui était subitement offerte. Il hésita un long moment mais se décida finalement pour une grande scie à métaux car la tronçonneuse lui sembla inappropriée et trop difficile à manier. Il saisit donc la grande scie à la lame très affutée, alla dans la cave et entreprit de découper le premier barreau. Mais nouveau coup de théâtre, a peine les 5 premiers coups de scie donnés, l’homme eut un énorme cri de douleur, son pied saignait et avait une grosse entaille de la taille d’une… scie a métaux. La maison s’était encore une fois retournée contre son occupant, et notre homme venait de le réaliser de la façon la plus douloureuse qui soit. Jetant sa scie avec rage dans un fracas métallique, il commença pour la première fois à perdre espoir, il devait se calmer, se soigner, réfléchir a une autre solution.
Se trainant cette fois dans la chambre a coucher, un endroit assez vieillot, avec son papier peint fleuri, son matelas dur, sa lampe a franges rouge, ses rideaux a pois verts, ses tableaux de paysages et ses affreux oreillers en plume, il détestait tout dans cette chambre et particulièrement les oreillers, les plumes le grattait et l’empêchait de dormir ; il fit toutefois l’impasse sur ses exigences, se laissa tomber sur le lit épuisé et s’endormit.
A son réveil, il n’avait plus mal, « ca y’est je suis mort » pensa t-il, mais en fait, il semblerait que sa blessure a la jambe ait disparu, ne laissant aucune cicatrice, même le sang avait disparu… Et notre homme n’était toujours pas au bout de ses surprises, la pièce ou il se situait s’était transformée, le décor vieillot avait laissé sa place a un environnement moderne et chaleureux, papier peint uni ; néons, stores, mobilier moderne, tout y était.
L’homme était abasourdi, mais ne put s’empêcher de réprimer un petit sourire de contentement, il faut dire tout était tellement surréaliste que ca en devenait presque amusant.
Réalisant qu’il était toujours torse nu, avec un jean encore empreint d’une crasse importante, se dit qu’il ferait bien de trouver quelques affaires. Non pas qu’il en avait un besoin urgent, la maison étant d’ailleurs plutôt bien chauffée, mais parce qu’il en avait envie « tant qu’a rester enfermé ici, autant se sentir le plus à l’aise possible… » songea t-il.
Il passa par le salon, et nouvelle surprise, les scies avaient disparues laissant place a… un mur blanc.
Ne cherchant même pas a y trouver une quelconque explication, l’homme se désintéressa de cette pièce décidément bien particulière, et alla voir dans ce qu’il avait repéré comme étant une penderie, elle était vide, pas la trace d’un seul vêtement, seuls restaient les boules de naphtaline et des porte manteaux. L’homme farfouilla une nouvelle fois partout mais ne trouva rien. Résigné il décida tout de même de laver son jean (et son slip), heureusement pour lui, la maison était équipée d’une machine à laver, et les produits de nettoyage se trouvaient en grande quantité dans la cave. Il passa donc sa machine, et, n’ayant pas envie d’attendre, déambula dans le plus simple appareil a travers la maison, retourna dans le salon. Une nouvelle fois le mur du salon avait changé, laissant apparaître un jean, étrangement le même que celui qui était en train de se laver, mais aussi un slip, des chaussettes, une chemise et surtout, une veste, mais pas n’importe quelle veste, SA veste, qui était désormais en un seul morceau. Plus heureux que choqué, l’homme se saisit de l’ensemble et s’habilla a même le sol, trop heureux d’avoir enfin des vêtements propres.
Il commençait toutefois à comprendre, ce mur, ou plutôt cette maison, réagissait en fonction de lui, elle savait répondre à ses besoins, mais pouvait aussi se montrer très punitive en cas d’attaque. Il savait qu’il pouvait jouer de cette particularité pour arriver à ses fins, restait donc à élaborer un plan pour sortir d’ici. Après quelques minutes de réflexion, il venait de trouver la solution idéale…

Fin du chapitre 1


Posté par Gorepheus à 04:11 - gorepheus nouvelles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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