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08 décembre 2007

LIVE REPORT : ETHS + HEADCHARGER + YARBLOCKS (1er décembre, salle de l'Oasis, Le Mans)

SVP : si vous voulez réutiliser, mettez au moins ma signature, c'est une marque de respect pour l'auteur ! (vicious-dementia ou Yumi)

Nouvel album, nouvelle tournée. ETHS sillonne les routes depuis 6 octobre, son album dans les bacs depuis le 12 en France (sortie internationale en novembre 2008). Rendez-vous était donné ce samedi 1er décembre à la salle de l’Oasis du Mans (connue des anciens Furyfesteux). Les Marseillais nous ont fait le plaisir de nous offrir une prestation pour le moins époustouflante de plus d’une heure, avec un set qui aurait cependant pu être plus dynamique à certains moments, sans pour autant être insatisfaisant…

Le 1er décembre, à 20h00, certains ouvraient la première porte de leur calendrier de l’avant. D’autres, comme moi, ont préféré ouvrir celle de l’Oasis, pour assister au concert d’ETHS. Arrivés en avance, moi et ma bande de trois joyeux lurons, c’est pause casse-croûte dans la voiture avec ETHS en fond sonore… tout comme les deux ou trois voitures qui nous entourent sur le parking. Ensuite, c’est l’inévitable attente, dans le froid, vêtus de Tee-shirts alors que le vent était cinglant. Mais après plus d’une demi-heure d’attente, le staff nous ouvre la grille. On se précipite pour faire valider nos entrées et se faire fouiller. Je prie pour que mon stylo ne me soit pas confisqué (on ne sait jamais, même n’étant pas très douée aux fléchettes je pourrais blesser quelqu’un…), mais surtout que tout cela finisse vite pour pouvoir me décongeler à l’intérieur. Dans la file d’attente, on voit de tout : des jeunes et des –beaucoup– moins jeunes, un sosie de Wednesday 13, un de Flynn (Machine Head)… Une fois la troupe réunie, nous entrons et effectuons un petit tour au stand pour repérer nos futurs achats. Les haut-parleurs diffusent la musique d’un groupe français encore inconnu au bataillon pendant que Yarblocks, formation locale et première à jouer, se prépare.

Ces derniers ouvrent le feu avec un set dynamique, qui me fait oublier l’heure. Le chanteur saute partout et prépare le public pour les autres groupes, le batteur se lève de son siège pour nous faire bouger, le bassiste se donne à fond, et un des guitaristes est complètement dans son monde, le regard dans le vide… Faute de connaître les chansons, je ne me suis pas mêlée aux pogotteurs, préférant laisser la place aux connaisseurs. Un groupe à connaître, du moins en live, et qui paraît assez prometteur… Mais le fameux cliché metal n’est pas respecté ! Eh oui, la fameuse tradition du headbanger aux cheveux longs n’est pas connue du chanteur, qui a du voir le monde bouger autour de lui, et non ses cheveux.

On se repose un peu pendant qu’Headcharger se met en place, et qu’AC/DC a remplacé le groupe français dans les haut-parleurs. J’en profite pour interroger une connaissance rencontrée par hasard sur les lieux. « Bah écoute, t’as qu’à demander à mes potes, ils sont mieux placés que moi pour te répondre ! », me dit-elle. Ses amis enchaînent, entre deux embrassades : « Je ne connaissais pas, c’est un groupe du coin ? C’était vraiment pas mal ! » Un autre poursuit : « Pour quelqu’un qui n’est pas très fan du genre, j’ai réussi à ne pas m’endormir ! Ils ont quelques efforts à faire au niveau de leur son, mais ça peut aller ».

Les premiers riffs d’Headcharger se font entendre, et une question se pose : mais où est le chanteur ?! Il fait une entrée en matière fracassante en se dandinant tel un cow-boy avec son pied de micro. L’ambiance est digne d’un saloon, les musiciens sont en chemises à carreaux, le chanteur en arbore une blanche avec un faux col noir… on remarque aussi sa boucle de ceinture assez proéminente. Un taureau ou un cheval n’aurait pas paru déplacé sur la scène. La musique est une sorte de mélange de rock old-school et de hurlements plus dans la branche metal. Au fil du set, le chanteur a de plus en plus l’attitude d’un cow-boy, mais parfois, trop c’est trop, et malheureusement répétitif. Ainsi, le micro qui tournoie tel un lasso devient habituel voire prévisible, les « come on » à tout bout de champ, lassants. Vers la fin du set, les musiciens s’affaiblissent, mais se donnent à fond jusqu’au bout, le chanteur descend quelques instants de scène pour se joindre à la foule, et on verra le premier slam de la soirée.

Nos oreilles sont quelque peu soulagées d’entendre le retour d’AC/DC comme musique d’ambiance. Je remarque alors deux femmes d’âge mûr qui ne semblent pas être venues pour surveiller la progéniture, mais plutôt pour s’amuser. L’une d’elles arborent même une multitude de piercings de l’arcade au cou. Je décide de les aborder, curieuse et enchantée de voir que metal rime bien avec ambiance festive et amicale.

_Excusez-moi, est-ce qu’il serait délicat de vous demander votre âge ?

« J’ai 37 ans », me répond la brune piercée. « Et moi 35 », ajoute la blonde. Elles m’expliquent qu’elles sont venues parce qu’elles ont été invitées par des connaissances, et qu’elles ne connaissent que ETHS. « On en profite, c’est assez rare les concerts de metal dans le coin ! Je ne connais pas le groupe qui vient de passer [headcharger], mais j’avoue que j’aime bien. » Quand je leur avoue que c’est plutôt inhabituel de voir des moins jeunes côtoyer des kids dans les concerts, la brune me répond, amusée : « On se dit que plus tard, on va changer, mais finalement on s’aperçoit qu’on ne change pas, et qu’on aime toujours le metal à fond. »

 

23h02. La bannière est installée derrière la batterie, ainsi que des lanternes en forme de poisson-lune, un peu partout sur le côté gauche de la scène. Un des techniciens son réussit à nous faire patienter en testant le micro de sorte qu’il assure un mini-concert à lui tout seul, et se fait même applaudir lorsque tous les réglages sont faits. Les musiciens règlent leur matos, mais la majorité des spectateurs attend le début du concert, et l’apparition de Candice. Une fois que tout est réglé, les lumières s’éteignent, exception faite de celle placée derrière la bannière (qui change selon l’éclairage) et des lanternes. La tension monte, et le morceau instrumental Rythmique de la Bête impose une atmosphère lourde et une attente presque insupportable. Les musiciens s’installent enfin, puis Candice arrive, se place derrière le micro, et le spectateur se prend en pleine face un medley Samantha/Crucifère. A la fin de ces morceaux, le groupe se calme un peu mais repart sur un Ondine furieux. Tout se gâte à partir de ce moment, je passe tellement de temps dans la fosse que j’en oublie mon devoir de reporter… Il y a cependant des moments forts. Par exemple, quand Staif doit changer son ampli et que Candice invite le petit veinard au look de Wednesday 13 sur scène. On s’attend à ce qu’il prenne le micro comme le lui incite Candice, mais il préfère rester sobre et prend une photo avec elle. Sur Hydracombustio, Candice imite une marche de petit soldat de plomb, et pourrait presque nous faire croire que Carole, c’est elle. Sur Tératologie, guitaristes, bassiste et chanteuse s’alignent, le regard grave, illuminés par des lumières vertes. Instant inquiétant. Quand Candice entame la première phrase de NaOCl, nous ne sommes que trois à lui répondre, mais la deuxième fois est la bonne, et le public se réveille et se déchaîne dès que Candice nous rassure en hurlant qu’elle n’est pas folle… La fin de cette chanson aurait pu être intéressante : Staif joue d’un instrument à cordes qu’il massacre, mais cela dure près de quinze minutes, et la fosse commence à décrocher… Autre moment fort, un que l’on attendait tous, A la droite de Dieu, qui, au niveau de la fosse, ne sera pas aussi intense que Détruis-moi, joué un peu plus tôt. De plus, ce n’est pas une version habituelle, même en live… nous sommes donc un peu déroutés, mais surtout frustrés.

Candice communiquera souvent avec son public, réchauffant l’atmosphère alors que Staif résout son problème technique, annonçant certaines chansons comme V.I.T.R.I.O.L., nous demandant de nous donner à fond… Les musiciens aussi se sont beaucoup donnés, jouant parfois un rôle à l’instar de Candice. La tête encore toute bourdonnante et les oreilles adoucies par Teardrop de Massive Attacks à travers les haut-parleurs (mais qui sonne tragiquement et malheureusement la toute fin du show), nous nous précipitons au stand, tenu par les membres d’Headcharger, acheter pour ma part un sweat ETHS, en partie parce que la leçon d’avant le concert a porté ses fruits : dès la tombée de la nuit vers la fin automne, il fait froid…

Posté par psycho yumi à 21:40 - Journal Yumi - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 février 2008

"The Ronsard Times" : interview de Mathew Fischer

L'an dernier, ma classe d'anglais spé de 1°L devait présenter un projet sur la presse. Nous avons donc joué nos journalistes en herbe et avons, seul ou par groupe de 2, écrit des articles. Je me suis chargée d'interviewer l'assistant américain, Mathew Fischer :

attention ! article en anglais !


We were lucky to welcome Matthew FISCHER, a [] year-old American assistant, from September to April. Before coming-back to his home in Winsconsin, USA, he answered me a few questions about his stay in France.


Matthew, did you enjoy your stay, and why / why not ?

Yes, people were very nice to me, and the collegues very helpful. I learned a lot about teaching, and I ate really good food, especially cheese and wine.


Do you want to become an teacher ?

Yes, a studio art teacher. I am myself an artist, and I made two art shows. One was personnal, I made it myself. The other was with a group.


What did you do, in Vendôme or anywhere else, during your stay ?

I strolled around downtown and visited sites around the region. I went at dinner parties, rode my bike, exercised at « espace forme »... I made two art shows, like I said before, I read a lot... and I went to Spain with pupils of the Lycée Professionnel.

 

Before coming to France, did you have any stereotypes abotu French people ?

No, I didn't have any stereotypes, because I have already been three times to France before. But most of Americans think that the French drink wine all the time, eat frog legs and snails, and that they are arrogant.

What do you personnally think about French people in general ?

I think you French are very friendly, you know to eat well and to relax... You also take time to be with family and friends.


And what do you think about our school system ?

French students have many subjects to learn, I mean, English, Spanish, Italian... all at the same time. There are a lot of informations to learn. There is one big difference between american schools and french schools : in France, pupils have to decide earlier what profession they want, it's a track system. I think it's sometimes a little bit too early. Concerning studenst at Lycée Ronsard, they were all very nice. I didn't have any discipline problems, everyone was pretty respectful. And the English levels were varie.

 

Will you come back to see us again ?

Yes, I will, but you won't be here anymore when I'll come back, you'll be at university... But yes, sure, I'll do!


propos recueillis par H.N.

Posté par psycho yumi à 19:46 - Journal Yumi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24.03.07 : Semaine de la presse au lycée Ronsard

Article que j'ai présenté au quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest, et qui a été quelque peu modifié par la rédactrice lors de la publication dans l'édition du samedi 24 mars 2007. (photo prise par mes soins, et qui a été choisie pour illustrer l'article ! quelqu'un se reconnaîtra ;) )

    Un kiosque à journaux au CDI ? C’est la 18ème semaine de la presse et des médias dans l’école, qui s’est déroulée du 19 au 24 mars. Mais le CDI (Centre de Documentation et d'Information) du lycée Ronsard ne se contente pas d’une seule semaine. Les documentalistes organisent, avec les professeurs qui le souhaitent, des séances d’éducation aux médias (la publicité à la télévision, information et désinformation ; comparaison des unes des quotidiens de presse ; comparaison du journal d’Arte et de celui de M6 ; étude des dessins de presse) sur quatre semaines, afin d’aider l’élève à se construire un jugement et un esprit critique. Par le biais du CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information), le lycée reçoit gratuitement en s’inscrivant différents périodiques qu'il n’a pas l’habitude de proposer. « Le lycée est abonné à 62 périodiques, dont les quotidiens La Nouvelle République et Le Monde », nous explique Madame DAVID, l'une des deux documentalistes. Les périodiques reçus lors de cette semaine sont exposés, sous forme de kiosque à journaux, et sont à libre consultation pour les élèves. Mais ces derniers ne sont pas tous informés de cette journée. « Je n'ai su qu'il y avait la semaine de la presse au lycée uniquement parce que j'ai vu l'affiche au CDI », avoue une élève. Un autre lycéen interrogé nous a confié qu'il n'était « pas du tout au courant que le lycée organisait quelque chose ». Espérons que les élèves seront plus nombreux à être sollicités l'an prochain.



Posté par psycho yumi à 19:49 - Journal Yumi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

COUPE DU MONDE DE RUGBY 2007 (L'Hétéroclite #1)

Au nom de la rose

Le XV de France n'aura malheureusement pas réussi à s'imposer samedi 13 face à des
Anglais plus que déterminés à gagner. C'est un match très serré que nous on livré les deux
équipes, avec un score final tout aussi serré : 14 à 9 en faveur du XV de la Rose. Ce score
n'est pourtant pas dû à un manque d'énergie de la part des Bleus, qui sont présents lorsqu'il
s'agit d'entraver leurs adversaires ; c'est le jeu au pied, répétitif, qui les aura pénalisés.
Les cinq dernières minutes sont une répétition d'actions désespérées pour les Français, ils se
seront démenés jusqu'au bout, afin de tenter l'ultime essai qui leur aurait permis de faire
match nul. Mais les Anglais ont su contrer nos espérances en empêchant notre équipe
nationale de reprendre le dessus.
A la fin du match, rediffusions des grands moments et des belles actions. On le verra juste, on
ne l'entendra pas, mais on comprendra ces paroles de Bernard Laporte qui résumeront l'état
d'esprit des supporteurs Français : P***** de M****
Dieu a sauvé la Reine.


And the winner is...

Ce samedi 20 octobre, c'est à l'équipe d'Afrique du Sud que le titre de champion du monde de
rugby 2007 revient. Avec un score de 15 à 6, elle n'aura pas permis aux Anglais de renouveler
leur titre. De quoi calmer la rancoeur de certains Français quant au match du samedi précédent.
On se dit rendez-vous dans quatre ans !

Posté par psycho yumi à 21:16 - Journal Yumi - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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