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26 mars 2008

Valse vive

J'étais officier à l'armée. Chaque week end je rentrais voir ma femme et mon fils que j'avais installé dans une petite maison au bord de la mer méditerranée. Ils étaient heureux. Ils semblaient heureux. J'avais rencontré ma femme lors d'un raid au Moyen Orient. On s'était mariés sur une petite île paradisiaque. Cela faisait quatre ans que nous vivions au jour le jour, loin de tous problèmes lorsque j'avais été envoyé à la guerre. Cette putain de guerre. Cette guerre qui m'avait séparé des deux seuls êtres qui me donnaient envie de vivre. Séparés durant huit années, pendant lesquelles j'avais abandonné ma femme, seule avec un enfant de quatre ans. Elle aurait pu partir. Elle aurait pu prendre ce que j'aimais le plus au monde et le donner à un autre. Mais au lieu de cela, elle m'a attendu. Elle m'a attendu durant toutes ces foutues journées que je passais à devenir de plus en plus fou. Mon retour était celui d'un homme dont les passions s'effaçaient petit à petit. J'ai retrouvé ma femme, qui me témoignait un amour inenvisageable en acceptant ce que j'étais devenu. Mais j'ai découvert un jeune homme qui dormait dans la chambre de mon fils. Il avait du mal à voir un père en moi. J'étais conscient d'avoir gaché toute les années de sa jeunesse. Ce soir là, personne n'avait pronnoncé un mot. La maison avait été complétement silencieuse jusqu'à ce coup de feu. Le tiroir était vide et j'avais sentit sur mon crâne le canon du flingue que ma paranoïa m'avait poussé à garder. Doucement, je m'étais retourné pour faire face au garçon que j'avais engendré, puis abandonné. Durant plusieurs minutes, on s'était regardés. Je voyais dans ses yeux toutes ces années irrécuperables. M'ayant donné l'arme de sa main tremblante, il s'était glissé contre moi. Serrant cet être frêle dans mes bras de traitre, j'avais posé le canon sur ma tempe et tiré.

Koosai 09/03/08

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Le Gladiateur

Allongé dans la cage aux barreaux enlacés,
Je sortais de mes songes l'esprit las d'arrogance.
Comptant les griffures sur ma peau d'araignées,
Le corps nu, je pleurais mon affreuse insolence.

M'accrochant à la vie d'un élan de lâcheté
Les membres brisés, je reniais le grabuge.
Puis le cœur essoufflé d'avoir autant frappé,
Je plongeais dans des rêves me servant de refuges.

Ignorant les attaques, cessant de prétendre,
J'exhibais mes blessures à qui voulait entendre,
Recherchant dans ce jeu une aide inespérée.

Feignant de mettre enfin la main sur une prise,
Et prenant cette lame si souvent effleurée,
Je quittais sombrement cette vie incomprise.

Koosai 02/12/07

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J'ai trop de mal dans la vie

Ca fait trois heures qu'j'cherche cette page web, j'lai enfin trouvée
Mais à la place de l'agrandir je viens d'la fermer
Après pas mal de dislexis je retape les tags
Evidemment c'était trop beau faut qu'mon ordi lag

REFRAIN:
Pourquoi j'ai trop d'mal dans la vie
J'en ai vraiment marre
Chaque fois qu'on m'demande un service
J'y pense qu'une semaine plus tard

Les gens me font confiance, ils m'prêtent souvent des machins
Qui disparaissent mystérieusement du jour au lend'main
Le pire dans cette histoire j'crois qu'c'est pas l'fait que j'les perds
Mais surtout qu'c'est le genre de gros truc qu'on repère

REFRAIN

Tout à l'heure il pleuvait super fort sur le parking
Je tiens à préciser que j'étais en ballerines
Marchant pas très droit, j'mettais un truc dans mon sac
Et là je mets le pied dans une enorme flaque

PONT:
Voila ce que je suis : une pas douée de la vie
L'originalité, c'est ma philosophie
Les gens qui me cotoie trouve maint'nant ça banal
Pourtant je me répete "putain j'ai trop de mal!"

REFRAIN

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06 mai 2008

Take a grip

I wake up from my coma like from a bare sleep,
My task muttered by the domesticated chancel.
I must not move, I must not speak,
Nor listen to the light of the grudge's candle.

Acting with the rules like a man made in clay,
My lit initiatives become again gloomy.
Powerless, I run aground, watching all the way
To the unreachable wall which once hid glory.

Koosai, 05.05.08

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