05 juin 2007
PARIS SITCOM.
Alors voilà, on s'dit que c'est plus JAMAIS pour nous ces p'tits trucs au ventre, ces p'tites étoiles dans les yeux, ces p'tites attentions qui font qu'au fond vous aurez toujours envie de ça t'façon. On s'dit c'est toujours la même rengaine. Pour moi c'est fini, ces histoires là ça m'enchainent. Avec tous vos vieux flirts, vous avez des envies de meurtres. Mais lui... C'est marrant vous auriez imaginé ça tout autrement. Là c'est vraiment différent. Vous l'auriez vu en peut être moins romantique, moins idyllique, moins fantasmagorique. (Trop de rimes tuent les rimes). C'était tout simplement magique. Ni plan ni tactique. C'est agréablement surprise que vous vous laisser porter par le rythme de cette histoire naissante tout en essayant de rester méfiante. De fil en aiguille, vous le sentez votre petit coeur qui pour lui vascille. Vous le trouvez charmant, attirant, marrant, attachant, intelligent, séduisant (et ouais tout ça en même temps) et tout un tas d'autres qualificatifs délirants. Et évidement votre truc c'est pas le rentre dedans, alors même pour combler votre penchant, le mot d'ordre c'est "attend"... Mais il joue les patients, carrément pire, les distants. C'est pas plus mal, ça vous laisse du temps. Et puis y'a cette musique qu'il adore et que vous écoutez à deux, y a ces marches sans fin que vous aimeriez faire main dans la main, y'a ces discutions si longues qui vous paraissent si courtes. Vous vous demandez si c'est réciproque, s'installent alors les doutes. Serait-ce plus que de l'amitié ? On conjugue un verbe nouveau qu'utilisent les ados, tu l'connais c'est Kiffer. Avant j'l'avais jamais utilisé. En fait c'est kiffant. On se surprend à penser à lui trop souvent, à ne faire compter que le présent. Y'a vos ballades sur les Champs, ces journées qui ne durent pas assez longtemps. Y'a vos bancs et puis ce banc. Y'a ces blancs où vous aimeriez le prendre dans vos bras.
♪ A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y en a. ♪
En attendant y'a ces sourirs solitaires dans le métro grâce à ses textos. Y'a ce baiser que vous vous empêchez de lui faire. Vous ne voulez pas oser la première. Trop de moments tentants, et puis vous voulez tenter, oh et puis non pas maintenant. Caroline dans les écouteurs au Sacré Coeur. Piano de Mistral Gagnant sur le banc. La page neuve au d'ssus du fleuve c'est cette journée bizarre où vous trouvez très beaux ces yeux, cette journée au hazard que vous passez encore rien que tous les deux, cette journée bazar qui se finie en une soirée en amoureux sur ce pont Parisien qu'on appel Pont Neuf; et c'est avec ce baiser tant attendu au dessus de la Seine que... J't'avais pas dit qu'c'était toujours la même rengaine...?
...Que commencera une idylle Parisienne.
Piχelysée ®
Ecrit le 25 Mai 2007
Photo : Moi
06 juin 2007
MANQUE
En écoutant Pit Bacardi j'me dis qu'il à tout dit mais j'vais essayer de t'envoyer mes mots, j'espère qu'ils graviteront jusqu'à toi tout là haut. Là où tu reposes j'te confie mes poèmes, mes proses, ce soir enfin j'ose. Le rose qu'on nous propose comme dit Souchon, moi j'en ai ma dose...
Dois-je en vouloir à la vie ou à Dieu vu qu'c'est lui qui la propose et en dispose. On me dit que tu m'surveilles mais j'y crois pas, je ne te sens pas toutes ces nuits ou j'veille pendant que les autres font des rêves aux pays des merveilles. En plus de toi j'ai perdu le someil. Depuis que t'es partie tout est devenu plus dure, ta disparition m'a rendu plus mûre mais j'aurais voulu rester encore un peu cette petite femme immature. Eux vivent, elle vit, il vit, elle souris, il sourit, et moi je survis. Tous inscouciants, insconscients que cette vie est un cadeau et qu'un jour on finira là haut. Trop tôt s'est fait ton départ, et mes regrets bien trop tard. Plus que mon stylo pour pleurer, ma feuille pour m'écouter, je te cache comme un secret... trop lourd à dévoiler. J'aurais seulement voulu profiter d'un dernier regard, de ta part j'aurais seulement voulu un dernier mot. La perte d'un être cher t'façon, arrive toujours trop tôt. La mort jette son sort sans demander un commun accord. On veut tous rester le plus longtemps possible sur cette putain de terre. Mais compare l'esprit de survi de ceux qui vivent la misère et de ceux qui à prioris vivent mieux, loin des ces tristes frontières. Ces derniers cachent en eux une mélancolie loin d'être ephemère. Amère, oui, en voyant ces fleurs sur ta pierre. Ta pierre tombale. J'veux pas m'dire que c'était fatal car c'est toi qui l'a écrit, ce point final.
Ton absence à crée avec la vie et les autres une distance. Devenue encore plus solitaire, j'en veux à cette vie qui de jour en jour m'a trahit. Comme beaucoup, c'est en silence que je subis, pas besoin d'en parler, moi aussi en fait j'fais comme eux, et avec eux j'souris. Ceux qui m'ont accompagné, qui m'ont suivi. Mais j't'avous que même avec ça j'me détruis. Même si bien trop souvent absente, t'étais l'un des pilliers de ma vie. Chaque pas que je fais dans celle ci est juste un pas de plus vers toi... J'ai songé au chemin le plus court mais est-ce vraiment un raccourci ?
Sauf ceux qui le vivent, personne ne se doute à quel point on change après la perte d'un être cher. Si tu savais combien je regrette de n'avoir pas pû passer plus de temps avec elle, ma mère. C'est pas pour rien qu'elles riment avec repères. A present y'a entre nous cette barrière qu'on appelle le paradis ou bien l'enfer. Mais je te retrouverais avec les anges, j'y crois dure comme fer.
J'pourrais te dire que j'ai le cafard, que j'brois du noir, quand dans les mots je nois mon desespoir... Mais ces expressions toutes faites ne disent rien de c'que j'ai dans la tête. Ces nuits d'écriture m'ont rendu plus dure même si cette tristesse au fond perdure, j't'envois ces mots les plus pures...
Je t'aime Maman, sois en sûr.
Piχelysée ®
Ecrit le 27 Mai 2007
Retouché et fini le 28 Mai 2007
Photo : ...qu'elle avait prise de moi.
