creaword

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08 décembre 2007

Premier posts ici aussi !

Bon, donc je vais commencé par poster mon dernier bébé.
J'en suis assez fière, compte tenu que c'est pas mon genre d'écriture habituel.  Normalement, je n'écris pas à la première personne...
Il s'agit d'une fanfiction, comme pour tous mes écrits, d'ailleurs, donc désolée pour ceux et celles qui n'aime pas ça x).  Vous ferez avec ! Il faut aussi que je précise que j'écris toujours ou presque avec une base yaoi, c'est-à-dire que j'écris avec des propos homosexuels (pour ne pas dire que tous mes personnages principaux sont gays ^^') et que beaucoup de mes fictions ont, comme celle-ci, un rating 18+
Sur ce, bonne lecture ! ^_^


Will you remember ?

Je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée que c'est avec toi que j'irai au bal de fin d'année.  Je ne peux pas croire que tu as accepté de venir avec moi.  Je ne peux seulement pas y croire ! Jamais je n'aurais pensé que tu puisses être un tant soit peu attiré par moi, je suis tellement le contraire de ce qu'un garçon comme toi aime, normalement...

Ça faisait déjà un moment que je souhaitais silencieusement entendre cette réponse, un simple mot, juste un petit "oui".  Tu ne sauras jamais à quel point j'ai pu me sentir heureux quand j'ai entendu ce son franchir tes lèvres... Lèvres que j'aurais tellement voulu embrasser à ce moment-là.  Je ne l'ai pas fait, tu aurais pu revenir sur ta réponse en voyant que j'étais peut-être un peu trop enthousiasmé par ce "oui".

Le bal n'est encore que dans plusieurs mois, mais j'ai déjà acheté ma robe.  J'ai pris un temps fou pour la choisir, je voulais la plus belle, seulement que pour être la plus jolie à tes yeux, pour que cette image de moi te reste en mémoire au moins aussi longtemps que durera ta vie.  Ce n'est qu'un simple bal de fin d'année, mais je veux faire de ce moment, une moment innoubliable.

Les jours passent si lentement, ce moment que j'attends me semble si loin encore.  Mais ce qui me permet de tenir tout ce temps, c'est toi.  C'est toi quand tu viens me voir, même si la plupart du temps, ce ne sont que quelques vulgaires petites minutes.  Certains pourraient qualifier ces minutes de futiles, d'inutiles, pour moi, elles sont les plus enviables qu'on peut avoir.  Le fait que tu viennes discuter un peu avec moi me fait sentir un peu plus important pour toi, à chaque fois ce sentiment se fait plus grand et à chaque fois, je me sens un peu mieux.  Hora pense que j'accorde trop d'importance à ça, mais ce n'est pas ce que je pense.  Je t'aime et je veux que ce soit réciproque.  Ne l'est-ce pas déjà ?

La période d'examens commence.  Le bal est pour bientôt ! Je fais de mon mieux pour réussir ces examens, mais je n'y peux rien, mes pensées finissent toujours par se diriger vers toi.  Et toi, les tiens, ça se passe comment ? Pas trop mal, c'est bien... Tu viens me voir de plus en plus souvent ces temps-ci, ça me fait tellement plaisir.  Tu m'as même invité chez toi... Mais j'ai refusé.  Pourquoi ? Je ne le sais même pas et je regrette plus qu'un peu, maintenant, à vrai dire... J'aurais voulu te dire oui, mais j'étais trop nerveux... J'aurais voulu te retenir quand tu es parti, mais je n'ai pas pu.  Je déteste quand je bloque, comme ça.  Tu ne le sauras jamais, mais ma réponse irréfléchie m'a fait pleurer.  Elles sont les premières larmes que j'ai versées pour toi.  Je t'aime tellement...

Le bal est ce soir ! Je ne peux plus attendre ! J'ai trop hâte ! Je me suis levé tôt ce matin, pour être certain d'être prêt quand tu viendras me chercher, vers dix-neuf heures.  C'est la première fois que je m'applique autant pour me maquiller. C'est aussi la première fois que j'aime autant le résultat. J'enfile ma robe et Nomico vient m'aider à me coiffer.  Je suis tellement content, j'espère que tu aimeras aussi ! Ma soeur me prête ses chaussures et nous restons à discuter dans ma chambre en attendant que tu arrives.

Ça sonne à la porte.  Je sais que c'est toi, je deviens tout excité. Elle me dit de me calmer un peu en riant et va ouvrir.  Je la suis. Comme j'arrive dans l'entrée, tu mets les pieds dans l'appartement.  Je te détaille du regard, incapable de parler. Tu portes le costume à merveilles.  Tu me souris, je fonds. Tu me demandes si je vais bien, je fais signe que oui, une main sur la poitrine en essayant de contenir toute ma joie pour avoir l'air le plus posé possible.  Je te souris à mon tour, puis tu me tends ton bras que je saisis pour que nous nous rendions ensemble à l'extérieur.  Nomico nous souhaite de passer une bonne soirée, nous répondons en même temps.  Je souris en baissant la tête, portant ma main devant mes lèvres. Tu me dis de ne pas être si timide et tu me prends par la taille alors que nous sortons du bâtiment où je loge pour nous rendre à la rue où nous attendait ta voiture. Je ne pourrais être plus heureux.  Je suis dans le meilleur des mondes.

Will you remember the dress I wore?

Will you remember my face?

Will you remember the lipstick I wore?

This world is a wonderful place.

Ça commence à devenir un peu ennuyant à l'intérieur, mais rien n'empêche que j'ai apprécié la danse que tu m'as offerte.  Je suis resté un peu perplexe quand tu m'as doucement embrassé quand la musique a pris fin.  Tu m'as serré contre toi et j'ai retenu mes larmes, je ne voulais pas abîmer mon maquillage.  Et maintenant nous sommes à l'extérieur et en attendant ce que tu ne veux toujours pas me dire ce que c'est, tu fumes une cigarette.  Je n'aime pas ça, mais je dois dire que sur toi, c'est pas si mal, c'est un accessoire comme un autre, en fait, ça contribue à ta façon d'être désirable.  Tu jettes le mégot vers la droite et tu glisses ta main gauche dans la mienne.  Tu me demandes de regarder par là-bas. Une limousine ? Tu nous as réservé une limousine ? Tu m'embrasses sur le front et glisse une nouvelle fois ton bras autour de ma taille.

Tu m'ouvres la portière, me laisses entrer et prends place à côté de moi. Nous restons ce qui est à peine quelques secondes sans parler, pourtant j'ai l'impression que ça dure depuis des heures. Je regarde à l'extérieur, la longue voiture sort du stationnement de la salle réservée par l'école pour le bal.  Je me retourne vers toi, tu tiens deux flutes de champagne.  Où as-tu pris ça ? Tu m'en tends une que je prends volontiers. Où allons-nous ? Tu ne veux pas me le dire, mais tu souris, ça me suffit.  Je prends une gorgée, ça pétille, c'est bon ! Tu te rapproches de moi en me fixant dans les yeux.  Tu me dis que je suis vraiment joli ce soir.  Je me sens rougir.  Pour cacher ma gêne, je prend une nouvelle gorgée de champagne.  Tu as un petit rire gentil, tu me dis que je suis adorable et tu m'embrasses.  Je ferme les yeux et savoure le moment. Je ne sais pas trop quoi faire quand je sens ta langue se glisser dans ma bouche, après tout, c'est mon premier vrai baiser... Mais le ballet qu'excerce la tienne incite la mienne à y prendre part.  Je manque de peu d'échapper ma coupe quand je sens ta main se poser sur ma cuisse et s'insinuer sous la jupe de ma robe.  Qu'est-ce que tu fais ? Tu me chuchottes de ne pas avoir peur. Alors je n'ai pas peur, j'ai confiance en toi, je sais qu'il ne m'arrivera rien de mal.  Ne, Juka ? Ta main remonte le long de ma cuisse, puis sur ma hanche, tandis que l'autre cherche la fermeture de mon vêtement dans mon dos.  Je t'aide un peu à l'atteindre et tu descends tout seul la fermeture éclair.  Tu m'enlèves le haut, j'ai un frisson.  Tes lèvres viennent de nouveau chercher les miennes et descendent dans mon cou, jusqu'à ma clavicule.  En même temps, tu enlèves ton veston et commences à déboutonner ta chemise de coton, mais tu me laisses finir et t'en débarasser.  Je ne suis pas certain de savoir comment est-ce que la soirée se terminera en ce moment, mais avec tes mains sur mon corps, je me sens merveilleusement bien.  Mais peut-être que ça va un peu vite ? J'ôte complètement ma robe, je me sens un peu gêné par le fait de me retrouver presque nu avec toi... dans une limousine.  C'est un peu cocasse, en fait, non ?  Tu m'embrasses encore en enlevant ton pantalon.  Nous sommes à égalité, maintenant.  Est-il trop tard pour s'arrêter ? Mais est-ce que je veux vraiment que ça s'arrête ? Je te laisse faire, j'ai envie de voir jusqu'où ça ira, j'ai envie... de... de toi ? Oh mon Dieu... Je viens vraiment de penser ça ? Je rougis, me mords la lèvre inférieure en te regardant fouiller dans une des poches de ton pantalon.  Tu en sors un condom.  Donc, tu avais prévu le coup.  Je commence à me demander si c'est vraiment une bonne idée, finalement.  Tu as l'air de t'en rendre compte, tu me demandes si je suis conscentant.  Je prends quelques secondes pour réfléchir. Je détourne la tête.  Tu me dis que si je ne veux pas c'est pas grave.  J'inspire profondément et je finis par répondre que je veux bien.  Tu viens m'embrasser doucement, tu me sens frémir légèrement, tu me redemandes si je veux vraiment.  Je réponds que oui.  Tu me dis de ne pas m'inquiéter et que tu seras doux, que tu ne veux pas me faire mal pour ma première fois.  J'acquiesce, je suis quand même un peu nerveux et tu le sais.  Tu me dis qu'il n'est pas trop tard pour se rhabiller, mais je ne veux pas me rhabiller, tout compte fait, même si je peux sembler hésitant.  Tu viens cueuillir mes lèvres des tiennes et tu me souris gentiement. Je te murmure que je t'aime.  C'est la première fois que je te le dis ouvertement et je ne m'en sens que mieux.  Tu me dis que tu m'aimes aussi puis tu enlèves ton boxer pour enfiler ton préservatif.  J'essaie de pas trop regarder, mais c'est plus fort que moi.  Je rougis encore et tu ries un peu.  Ne ris pas de moi ! Et tu veux me rassurer en me disant que tu ne ries pas de moi.  Tu m'embrasses, je détourne les yeux et me remets à me mordiller la lèvre inférieure alors que tu m'enlèves ma culotte qui s'avère libérer mon érection. Oh... mon... Dieu... Je déglutis difficilement.  Je sursaute en sentant ta langue, tes lèvres sur... ça.  Tu lèves les yeux vers moi.  Ma respiration se fait moins régulière déjà.  Mes mains tremblantes cherchent quelque chose à quoi s'aggripper.  Elles le trouvent dans tes cheveux, j'espère que je ne te les tire pas trop.  Je gémis, je ne sais pas comment me sentir.  C'est tellement étrange cette sensation, mais je dois avouer que j'aime ça.  Je ferme les yeux en hoquetant et rejette la tête vers l'arrière.  J'en ai des frissons ! Oh lala... Je ne réponds déjà plus de moi... Ah... Continue comme ça ! J'essaie de ne pas vraiment crier, il y a quand même un chauffeur à la limousine, mais c'est difficile, tu me fais tellement de bien ! Je sens que... Han merde... je n'arrive pas à croire que je vais dire ça ! Je vais venir ! Tu donnes un dernier coup de langue et c'en est fait ! J'en ai mis partout ! Je dois avoir pris la teinte des coquelicots, maintenant.  Tu viens m'embrasser encore et encore puis tu me dis que c'est pas grave, on nettoyera tout ça avant de partir. D'ailleurs, la limousine roule toujours.  Je te redemande où nous allons et tu me réponds avec un sourire que je ne t'avais encore jamais vu que c'est au septième ciel que tu m'emmènes.  C'est pas là que tu viens tout juste de m'envoyer ?

Tout en reprenant mon souffle, je t'observe t'humidifier les doigts dans ta bouche avant de les porter à mon intimité en me soufflant de me détendre.  De ton autre main, tu m'écartes une cuisse, je fais de même avec l'autre.  J'ai un nouveau frisson en sentant un premier doigt en moi.  Je referme les yeux.  Ça ne fait pas... mal... c'est seulement qu'un peu inconfortable, en fait. Tu me dis que c'est seulement que pour me préparer et que, comme ça, la suite sera un peu moins douloureuse, comme je suis... j'étais ? toujours vierge.  Au deuxième doigt, je pousse une drôle de gémissement, là, ça fait un peu mal.  Mes paupières son serrées l'une contre l'autre.  Tu bouges un peu tes phalanges, j'en tremble, je fronce les sourcil... Mais après un moment, ça ne me fait plus souffrir et ça en deviens presque agréable. Je finis par soupirer d'aise.  Là, tu me fais du bien.  Mais j'ai l'impression que tu en as assez et que tu veux aller plus loin. Tu retires tes doigts, tu me donnes un baiser et me dit tout bas, à l'oreille, que ça va faire un peu mal, mais de ne pas m'en faire, par la suite, ça sera la meilleure chose à laquelle j'aurai jamais goûté.  Et je te crois presque aveuglément.  Tu me pénètres donc, lentement, très doucement.  Je referme les yeux du plus fort que je le peux, mais je ne peux pas empêcher cette larme de couler.  Ça fait mal.  Tu arrêtes ton mouvement et tu viens sécher cette larme de tes lèvres.  Tu me demandes pardon de me faire mal, une autre larme roule sur ma joue.  Tu l'essuies elle aussi.  Je passe mes bras autour de ton cou et une fois que je me suis habitué à ta présence en moi, je te dis que tu peux y aller. Pas trop fort, s'il te plaît.  Encore là, tu as beau y mettre le plus de tendresse que tu le peux, c'est toujours un peu inconfortable.  Mais j'endure, tu m'a promis que ça serait bon.  Ce n'étais effectivement pas sans raison.  J'ai l'impression que je vais devenir fou.  J'entends ta respiration s'accélérer en même temps que la mienne, au fil de tes allées et venues.  Je plante mes ongles dans ton dos, ma tête oscille de gauche à droite, je gémis encore.  Toi aussi.  Oh mon Dieu, qu'est-ce que c'est bon ! Tu me fais du bien, tellement de bien, tu me fais crier ton nom.  Juka ! J'en ai des spasmes ! Ah, seigneur, j'aurais jamais cru ça ! Tu viens m'embrasser, un de mes cris se perd dans ta bouche.  J'en viens qu'à te griffer le dos, je crois même que tu saignes un peu... Ah là, ah lala... Là, j'en peux plus ! Je n'en peux plus ! Je hurle presque... C'est tellement trop bon, Juka ! Et j'ignorais que nous pouvions pousser des notes si aigües, toi et moi.  Toi non plus, tu n'en peux plus, tu viens dans ton préservatif et tu te laisses tomber sur moi avec un long soupir.  Une de mes mains se glisse jusque dans tes cheveux, joue avec une mèche.  Il fait chaud, les vitres sont embuées. Je me sens bien, mieux que jamais.

Je réalise alors que la limo est arrêtée.  Nous sommes arrivés ? Tu passes ta main dans la fenêtre pour la désembuer et tu regardes à l'extérieur.  Tu me réponds affirmativement en commençant à te rhabiller après, bien sûr, avoir retiré ton préservatif..  Je fais pareil.  Mais je serais tellement resté étendu sur la banquette avec toi couché sur moi.  J'étais tellement bien... Je replace un peu mes cheveux, tu me dis que je suis très bien comme ça.  Je te répond d'un sourire.  Tu ouvres la portière en prenant la bouteille de champagne que nous n'avons pas terminé et une légère brise nocturne, un peu frisquette, s'infiltre dans la voiture de luxe. J'ai froid... Tu l'as remarqué car une fois que nous sommes sortis, tu me mets ton veston sur les épaules et me prends par la main.  Nous sommes dans un vaste champ de fleurs parsemés d'arbres ici et là.  Nous marchons vers le plus gros d'entre eux.    Pourquoi tu m'as emmené ici ? Tu me dis que tu viens souvent ici pour réfléchir ou seulement pour être seul et que tu voulais me faire part de cet endroit.  Ça me touche... C'est vraiment beau ici, d'après ce que je peux voir avec les phares allumés de la limousine.  Nous arrivons à l'arbre et nous nous asseyons à son pied.

Will you remember the black limousine?

Will you remember champagne?

Will you remember the things that we've seen?

I will return here again.

Tu nous verses chacun un nouveau verre de champagne.  Merci.  Nous discutons tout en buvant. De tout et de rien.  Et quand il ne nous reste plus que chacun une gorgée, tu me retiens de prendre la mienne et tu tends ta flûte vers la mienne et tu dis : "À nous deux". Je souris et je répète en faisant tinter nos coupes.

Puis je me lève. Je vais cueuillir quelque fleurs sauvages.  Elles feront jolies dans ma chambre.  Tu m'aides un peu, nous finissons par avoir un bouquet d'une bonne taille.  J'en suis content.  Nous retournons nous asseoir sous l'arbre, toi étant adossé au tronc et moi étant installé entre tes jambes, le dos contre ton torse, contemplant mes fleurs fraîchement cueuillies.  Tu encercles ma tailles de tes bras.  Tu veux faire quoi, plus tard ? Tu me réponds que tu n'en sais rien.  Ah... Et tu ajoutes que tu vas partir chez ton père pour l'été.  Je m'inquiètes un peu.  Vais-je te revoir ? Mais tu me rassures en me disant que tu reviendrais et que tu ne m'oublierais pas, tu me le promets.  J'en suis ravi ! Tu ajoutes autre chose, tu dis que tu veux bien passer les prochaines années de ta vie avec moi.  C'est vrai ?! "Oui, qu'est-ce que tu crois !" que tu me dis.  Je ris et tu dis que tu m'aime.  Nous ne finissons même pas la bouteille de champagne, nous nous levons, puis retournons à la voiture. Durant le trajet du retour, je m'endors contre toi, la tête sur ton épaule.  Et quand nous arrivons chez moi, tu ne me réveilles pas, tu me prends dans tes bras et me porte jusqu'à ma chambre.  Je n'en ai pas conscience, mais tu m'embrasses un dernière fois.  Puis, tu sors pour aller rejoindre ma soeur dans le salon.  Tu lui demandes un feuille et un crayon, tu lui expliques que tu veux me laisser un mot pour que je ne m'inquiètes pas quant à la fin de notre soirée.  Elle acquiesce et va te chercher ce que tu as demandé.

Will you remember the flowers in my hand?

Will you remember my hair?

Will you remember the future we planned?

The world is not waiting out there.

Je me réveille en pleine nuit, en sursaut.  J'ai ton mot soigneusement plié dans ma main.  J'ouvre ma lampe de chevet pour lire.  Tu me racontes que tu pars ce matin pour aller chez ton père.  Tu me dis aussi que tu as apprécié ta soirée avec moi et que tu aurais voulu passer un peu plus de temps avec moi.  Je me sens un peu désolé de m'être endormi... Tu me dis que tu ne reviendras que pour le début des cours, l'an prochain, qu'il faut donc que je ne m'en fasse pas trop pour toi.  Je réalise alors que je n'ai pas de numéro de téléphone pour te rejoindre et que je ne t'ai pas donné le mien non plus.  Je me sens mal... J'espère que Nomico t'as donné notre numéro... Tu vas tellement me manquer durant l'été... Tu finis la lettre en disant que tu m'aimes et que tu as hâte que les cours reprènnent.

Je repose ma tête sur l'oreiller, les larmes me montent aux yeux.  Je ne te verrai pas de l'été, ça ne sera pas supportable ! Je prie pour que le temps passe vite, même si je sais que ce sera le pire été de toute ma vie...

C'est comme je l'avais pensé.  Il ne passe pas un jour sans que je pense à toi, sans que je ne me demande ce que tu peux bien faire en ce moment.  Est-ce que tu penses à moi ? Est-ce que je te manques autant que tu peux me manquer ? As-tu aussi hâte de me retrouver que moi je peux avoir hâte ? Je ne saurai ça qu'au retour en classe.  Et ça m'énerve.  Pourquoi tu ne m'as pas laissé de numéro, d'adresse ? Tu me manques tellement ! Je voudrais que tu sois près de moi en ce moment... Mais tout ce que j'ai, c'est ma soeur qui me dit de ne pas m'inquiéter, qu'elle est persuadée que tu ne m'as pas oublié et que tout redeviendra en ordre quand nous nous retrouverons, l'automne prochain.  Tu ne peux pas savoir à quel point cet été est pénible ! Un vrai enfer ! Ça me donne envie de chialer ! Tu me manques tellement trop...

Enfin ! L'été est fini ! Les cours reprènnent aujourd'hui ! C'est avec joie que j'enfile mon uniforme et que je me maquille un peu avant de prendre mon cartable et de me le mettre sur le dos.  Je n'en pouvais plus de cette attente ! C'est presque en courant que je me rends à l'école.  J'arrive un peu trop tôt, il n'y a encore quasiment personne d'arrivé.  Je vais chercher mon horaire et vais faire tout ce qu'il y a à faire lors de la rentrée, pendant ce temps, tout le monde a le temps d'arriver.  J'ai mes premiers cours.  Puis sur l'heure du midi, je pars à ta recherche.  J'ai été voir à tous les endroits où tu avais l'habitude d'être, l'an dernier.  Mais tu n'y étais pas... Es-tu revenu de chez ton père ou as-tu seulement décidé de te tenir ailleurs, cette année ? Je retourne en cours, un peu déçu... Même triste aussi... Et là, je crois que je te vois... Mais... Tu t'es décoloré les cheveux ! Je dois dire que ça te vas quand même bien ! Un sourire s'accroche à mes lèvres.  Je te retrouve enfin ! Je fais quelque pas vers toi et la bande qui t'entoure. J'appelle ton nom, tu te retournes vers moi... Mais l'expression que tu as... Je ne comprends pas... Tu as l'air embarassé... Tu fais signe à tes amis qu'il serait temps de retourner en classe... Je reste figé.  Qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi tu m'ignores comme ça ? Ne disais tu pas que tu avais hâte de me retrouver, dans ta lettre ?

Hora arrive à côté de moi, me demande ce que j'ai... J'ai peine à me retenir de fondre en larmes.  Je lui dit que je ne comprends pas... Il me demande pourquoi, ce que je ne comprenais pas.  Et je réponds par ton prénom.  Et il fait "Oh..."...  Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens vraiment mal.  Je l'attrape par le col de sa chemise et je lui demande d'expliquer son onomathopée. Il semble surpris de mon geste.  C'est vrai que je ne suis pas violent, d'habitude.  Je le lâche en lui demandant pardon.  Il me dis que c'est rien, mais il a l'air grave.  Je m'inquiète. Qu'est-ce qu'il se passe ?  Il commence par m'expliquer que ce qu'il va me dire risque de ne pas me plaire, pas du tout.  Je l'incite quand même à continuer.  Il me dit... Oh mon Dieu, non ! Non, ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas vrai ! Ça ne peut seulement pas être vrai ! Rassure-moi Hora, dis-moi que c'est faux ! Ne te fous pas de moi comme ça, ce n'est pas drôle ! Il me dit qu'il est désolé et me prend dans ses bras. Il vient de me dire qu'il t'as vu avec... une fille... Non je veux pas le croire ! Je veux pas ! Je... J'éclate littéralement en sanglots dans ses bras.  Tu m'avais dit que tu voulais passer tes prochaines années avec moi ! Tu m'as dit que tu m'aimais ! Tu m'as même promis que tu voulais rester avec moi ! Tu m'as menti ! Pourquoi tu m'as dit tout ça si c'était faux ? Ça t'as amusé au moins de m'avoir blessé comme ça, j'espère ! Tu as eu du plaisir à me faire mal comme ça ? Mais c'est quoi ton problème, enfin ? Pourquoi ! que je m'écrie.  Hora me dit de me calmer un peu, qu'on devrait retourner en classe, mais je veux pas.  Qu'il y retourne s'il le veut, mais pas moi.  Il faut que je te parle, il faut que tu me dises que ce qu'il m'a dit est faux.  Je le repousse et prend la direction du bureau de la proviseur.  J'ai décidé de prendre les grands moyens.  Je lui explique vaguement le problème, mais elle est indulgente et elle te convoque à son bureau. Quelques minutes plus tard, tu es assis dans le fauteil à côté du mien et la directrice est partie pour nous laisser discuter en toute confidencialité.  Alors je te le demande en face : Pourquoi ? "Pourquoi quoi ?" que tu me réponds. Sauf que tu sais parfaitement de quoi je parle.  Tu finis par me répondre que de toute façon, nous deux c'était impossible et tu te lèves pour partir.  Quoi ?! Je me lève à mon tour et me dépêche à me placer entre la porte et toi.  "Alors tout ce que tu m'as dit, c'était du vent ?" que je te crache en pleine face.  Tout ce que tu m'as dit, ces promesses, quand tu me disais que tu m'aimais, ce n'était que des mensonges ? Tu t'es foutu de moi, c'est ça ? Tu voulais juste me baiser, avoue ! Tu te rends compte que c'est toi qui est parti avec ma virginité, c'est pas rien ! Tu veux tout balancer ça comme ça ! Comme si rien n'était ! Comme si j'étais l'une de ses filles de laquelle on peut disposer comme ça nous chante ! T'es vraiment con ! Je te hais ! Je te hais tellement !

Tu soupires d'agacement, maintenant, alors que des larmes de rage coulent sur mes joues. J'aurais jamais, jamais dû tomber amoureux de toi, je regrette tellement notre bal de fin d'année... Je regrette tout ce qui a pu se passer ce soir-là... Je relève les yeux vers toi... Tes yeux se sont humidifiés... Des larmes de crocodile ? Tu semble hésiter, mais tu finis par me dire que toi, tu ne regrettes pas... Et tu crois que je vais te croire ?! J'ai juste envie de te taper, si tu veux savoir ! "Kaya..." que tu me dis.  "Quoi !" que je te réponds.  Tu me demandes de t'écouter.  Je pèse le pour et le contre, changeant mon poids d'une jambe à l'autre.  D'accord, je t'écoute. Tu me dis que tu as réfléchi tout l'été, tu as pensé à moi tout l'été, que tu voulais me revoir, que ça a été long pour toi aussi, mais qu'après une discussion avec ton père, tu as compris que toi et moi, c'était simplement impossible... Pourquoi ? "Non, mais tu nous as vu ?" que tu me réponds. Quoi ? Et tu continues avec des arguments comme ceux qui disent que nous sommes deux hommes, que je suis travesti, que c'est difficile de vivre à deux quand on est homosexuels... Parce que c'est plus facile de vivre seul, alors ? Et tu ne sais plus quoi répondre. Tu me dis que tu es désolé, que tu ne peux rien y faire, c'est trop dur pour toi.  Et tu te fiches que moi je sois prêt à passer par dessus toutes les remarques que les gens pourraient faire sur nous, que je sois prêt à faire n'importe quoi pour toi.  Tu me réponds seulement par un "Ne sois pas ridicule.".  J'en ai assez.  Tu ne veux plus de moi, et bien soit ! Je tâcherai de t'oublier, dans ce cas !

Je tourne donc les talons et ne vais pas à mes cours de l'après-midi.  Je rentre chez moi.  Je veux brûler cette stupide robe et le fichu bouquet que j'ai fait séché, en souvenir.  J'entre en trombe dans la maison.  Nomico me demande ce qui se passe, pourquoi je pleure.  Je ne répond pas.  Je passe en coup de vent dans ma chambre pour prendre cette putain de robe et le fichu bouquet et je descend au sous-sol où le poêle à bois marche déjà, ma soeur sur les talons.  Elle me demande ce que je fais.  Je lui réponds que j'efface mes souvenirs... Elle reste coite.  Et je jette mes souvenir au feu.  C'est fini... Je ne vais seulement plus que t'aimer en vain... Tu ne veux plus rien savoir, de toute façon.

I won't remember the dress I wore.

I won't remember champagne.

I won't remember the things that we swore.

I will just love you in vain.

J'essaie de me convaincre que je t'ai oublié.  Malgré tout, je ne peux m'empêcher de me demandé si tu te souviens de cette soirée que nous avons passé ensemble.  J'étais si bien avec toi... Je ne peux pas non plus m'empêcher de penser que peut-être que tu m'appeleras... Non, il ne faut pas que je pense à ça... Il faut que je t'oublie... Mais même après des années, j'en suis incapable.  Et toi... Est-ce pareil pour toi ? Je t'aime encore tellement... Si tu revenais, je te laisserais sûrement une seconde chance... Mais... Est-ce que seulement tu te souviens de moi ?

Will you remember?

Will you recall?

Will you remember?

FIN


Posté par Trucydae à 22:15 - trucydae - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 février 2008

Tant qu'à y être...

J'vais aussi poster la fanfiction qui va avec l'illustration....
Attention, 18+, ça aussi et ça le mérite vraiment ! ^___^


Release Me

La température, quoique frisquette à l'extérieur, devait être à son paroxisme à l'intérieur de la boîte de nuit. En effet, les corps dansant, s'entrelaçant, s'embrassant et même plus dans certain cas, suffisait à rendre l'air ambiant presque suffocant de chaleur. Si bien que deux de ces effrennés danseurs s'étaient échappés vers les toilettes des hommes pour y trouver un peu de fraicheur... et d'intimité aussi, bien que plutôt passantes fussent-elles. Ainsi donc Juka s'était retrouvé à embrasser plus que langoureusement Kaya qui lui avait le dos plaqué contre les carreaux frais du mur et qui se laissait bien aisément peloter, laissant une des mains de l'autre fouiller dans ses jupes. Il avait même remonter une jambe pour l'enrouler autour de celle du plus grand pour lui faciliter l'accès.

Une tierce personne les sifflant suffit, cependant, à calmer légérement les ardeurs du plus féminin des deux.

-On va chez moi, d'accord ? lui souffla-t-il en passant le revers de sa main gantée de satin noir sur la joue imberbe de l'autre.

-Mais on était pas si mal installés, ici...

-Non ! répondit-il, un peu trop sèchement, peut-être. Enfin... Je veux dire qu'on serait mieux dans mon lit, non ?

-Hum...

-Je sais que tu meures d'envie de venir chez moi...

-Qu'est-ce que t'en sais ? Ça fait que la deux ou troisième fois qu'on se voit...

-Parce qu'au fond tous les hommes sont les mêmes et qu'ils veulent tous voir de quoi ça a l'air, une chambre de Drag Queen... soupira-t-il en s'éloignant un peu, croisant les bras. Et ils espèrent tous aussi tomber sur une culotte qui dépasse du tiroir, mais ça, ils le gardent pour quand ils me croient endormi... En plus, ça fait deux ou trois fois qu'on se... voit en boîte...

Il fit mine de se diriger vers le miroir pour retoucher son maquillage. Juka se rapprocha de lui, un sourire en coin.

-C'est pas faux comme réflexion... (Il passa ses bras autour de sa taille, posa ses lèvres au creux de son cou et leva les yeux pour croiser son regard dans la glace) C'est d'accord, on va chez toi.

Kaya adopta le même genre de sourire que son compagnon avant de se tourner face à lui et de lui attrapper la main pour l'entraîner au dehors.

-Elle est où ta voiture, chéri ?

-Ben on prend pas la tienne ?

-La mienne ? Ben voyons ! Comme si j'avais une voiture !

-Bon, la mienne est par là-bas, alors...

-Fais pas cette tête-là, Juka-chan ! Tu vas voir, ce que je te réserve mérite bien cet attente !

-J'espère bien !

Le brun ricana et se blottit contre le blond pour se protéger du froid. Ce dernier passa un bras autour de ses épaules. Arrivés à l'automobile, il lui ouvrit la portière et le laissa prendre place avant d'aller prendre la sienne derrière le volant. Il démarra et se laissa guider par la douce voix de Kaya et de même jusqu'à son appartement où il s'empressa de refermer la porte dès qu'il y eut mis les pieds pour au plus vite reprendre l'activité qu'ils avaient commencé mais interrompu dans les toilettes de la boîtes de nuit. Il allait recommencer à l'embrasser sauvagement, mais la main du plus petit s'interposa entre leurs lèvres.

-... Tu ferais peut-être mieux de retourner chez toi, tout compte fait... murmura-t-il

-Non ! J'ai pas fait tout ce chemin juste pour te reconduire chez toi ! En plus tu m'as promis quelque chose !

-C'est vrai... Mais j'ai peut-être exagéré un peu en disant que ça te plairait...

-... Tu veux dire quoi par là ?

-Alors, tu veux rester, ou pas ?!

-Tu commences à m'énerver, j'crois que j'vais partir, en effet !

Il amorça son départ, mais l'autre lui attrappa le poignet et le retint.

-Mais non, t'en va pas ! Je rigolais !

-C'était pas drôle...

-Je sais. (Il sourit) Excuse-moi.

-Tu veux vraiment que je reste ? demanda-t-il en levant un sourcil.

-Et toi, tu veux vraiment rester ? retourna-t-il d'une voix suave.

Sans répondre, Juka l'attrappa par la taille et le plaqua durement contre le mur le plus près pour reprendre son exploration buccale encore loin de la délicatesse, glissant une main sous sa jupe bouffante pour commencer à le défaire de son porte jarretelle

-Alors tu veux la jouer comme ça... souffla Kaya lorsqu'il s'éloigna à peine pour respirer un peu.

-Pourquoi pas ? J'ai assez attendu...

-Je t'ai pourtant fait venir ici pour qu'on soit dans mon lit... conclu-t-il en s'esquivant pour le guider à sa chambre.

Le blond allait pour le faire tomber sur le lit, mais l'autre inversa les positions et ce fut l'inverse qui se produisit. Et le plus petit monta à cheval par dessus lui pour lui passer aux poignets les menottes qui pendaient à la tête de son lit.

-Dis... Tu m'fais quoi, là ?

Le brun eu un sourire narquois.

-Tu m'as bien démontré que tu voulais rester, dit-il à mi-voix en se tournant vers sa penderie en enlevant ses gants.

Il ouvrit lentement les deux portes persiennes et en sortit une boîte qu'il posa sur le lit, à côté de Juka avant de refermer la vaste garde-robe. Sous le regard intrigué mais attentif de l'autre, il commença lentement à se désabiller, histoire de le faire patienter un peu avant que le plaisir commence. De même, il prit le temps de parader un peu lorsqu'il se trouva à n'être vêtu que de son corset et de sa culotte brésillienne, le tout en satin noir, bien entendu. Il alla reprendre la boîte pour la poser sur la coiffeuse et l'ouvrir. Mais étant dos au blond, celui-ci ne put faire autrement que de détailler la vue qui s'offrait à lui. Il faisait d'ailleurs exprès de se pencher sur cette -même boîte, il adorait se donner en spectacle ainsi, puis qu'il savait comment allait se dérouler la suite. Il sortit un paire de chaussure, du genre en cuir vernis, avec semelles compensée et des talons presque inimaginablement hauts pour, évidemment, s'en chausser, toujours dos au menotté. Lorsqu'il se releva, il lui jeta un coup d'oeil.

-Ne bave pas trop, tu vas détremper mes draps, fit-il avec un sourire moqueur.

Il retourna chercher quelque chose qu'il garda caché dans son dos dans son carton, puis s'approcha du lit.

-Alors, tu es près, Juka-chan ?

-J'le suis depuis un moment déjà, pour tout dire.

Le plus petit ricana. Il accrocha quelque chose que l'autre ne put vraiment voir à cause de la pénombre, on aurait dit une corde noire, à un des montants puis monta sur le matelas pour s'asseoir à califourchon sur lui. Lentement, il commença à défaire les bouton de sa chemise tout en gardant les yeux, où luisait une drôle de lueur, fixé dans les siens. Un fois son torse à découvert, il y passa une main tandis que l'autre fouillait dans le premier tirroir de sa table de chevet pour en sortir un paquet d'allumette. Il en craqua une, alla pour allumer la chandelle qui se trouvait sur la table d'appoint, mais l'échappa sur la poitrine du plus grand qui lâcha un petit cri.

-Oh... Excuse-moi, dit-il en n'ayant pas plus l'air sincère qu'il ne le fallait.

-Ça va... c'est pas grave... mais fait attention...

-Bien sûr, Juka.

Il en craqua une seconde. Celle-ci alluma bel et bien la bougie, mais lorsqu'il allait pour souffler sur le petit bout de bois pour l'éteindre, il le fit tomber. Et l'autre ne put faire autre chose que le regarder tomber sur son ventre, réprimant un second cri.

-Dis donc, qu'est-ce que je suis maladroit, ce soir !

-Tu fais pas un peu exprès, oui ?

-Mais non, voyons ! fit-il, feignant d'être offusqué en en allumant une troisième.

Juka suivit attentivement le mouvement de Kaya. Celui-ci alluma une seconde chandelle avec puis revint à lui, l'allumette se consumant toujours entre les doigts.

-Tu penses que je vais l'échapper elle aussi ?

-Fais pas ça !

Il varia un peu son jeu, cette fois, il ne la lâcha pas, mais alla plutôt volontairement l'éteindre sur la peau du soumis, un sourire amusé aux lèvres alors que l'autre commençait à se débattre.

-Non, mais à quoi tu joues ! s'écria-t-il.

-Mais je joue avec toi, Juka-chan, qu'est-ce que tu crois ?

-J'aime pas trop ton jeu, là !

-Tu vas voir, on y prend vite goût ! Mais pour l'instant, tu bouges trop... Il va falloir que j'attache tes pieds aussi, on dirait, remarqua-t-il, l'air ennuyé.

Il retourna à sa boîte alors que l'autre essayait en vain de se défaire de ses menottes. Il eut quelque difficulté à lui attacher les pieds au montant du lit puisqu'il ne cessait de bouger, mais apparemment, il en avait l'habitude puisque bientôt, l'autre avait ses quatre membres immobilisés.

-Tu vas être sage, maintenant ?

-Laisse-moi partir !

-Tu m'as dit que tu voulais resté, tout à l'heure...

-J'ai changé d'idée !

-Tu m'en vois navré...

Il le vit alors décrocher la corde qu'il avait laissé enroulé au pied du lit et à la faible lumière que diffusait les deux chandelles put voir qu'il s'agissait en fait d'un fouet.

-Tu comptes pas vraiment te servir de ça, hein ?

-Bien sûr, pourquoi ?

-Ben...

Il allait le faire claquer un premier coup, mais l'autre se mit à lui bégayer quelque chose.

-Attends, attends, attends ! dit-il rapidement. J-j'ai encore changé d'idée... J'veux bien rester finalement...

Il le regarda comme s'il venait de dire la pire bêtise au monde.

-Qu-quoi... ?

-Que tu veuilles partir ou rester ne changera rien, tu sais... D'une façon ou d'une autre, tu restes celui qui est attaché au lit et moi celui qui a le fouet à la main.

Il fit claquer le fouet une première fois sur son ventre. Le blond commença alors à se tordre de douleur.

-J'suis désolé ! J'suis désolé ! J'voulais pas te fâcher !

-Tu crois que je fais ça pour te punir ?

Il envoya un second coup. Il se mit à parler plus fort pour couvrir les cris et gémissement de Juka.

-Voyons, tu n'as rien fait de mal, mon chéri !

Il donna encore plusieurs coup, étant fasciné par cette peau rougissante, et ce, jusqu'à ce qu'elle finisse par se fendre. Le menotté en était déjà rendu à pleurer sa souffrance. Il pris une courte pause et reprit la parole.

-Je fais ça pour mon propre plaisir, vint-il lui sussurer à l'oreille.

-Laisse-moi partir !

-Non.

-S'il te plaît... !

-... (Il fit mine de réfléchir, portant un doigt à ses lèvres.) Non.

Et il se remis à fouetter l'autre, cette fois jusqu'à ce qu'il en ait mal dans le bras. Il le lâcha donc et retourna s'asseoir à califourchon sur l'autre qui tremblait. Doucement, il fit glisser ses mains sur son ventre et sa poitrine en lambeaux pour ensuite lécher le sang qu'il avait sur les doigts. Puis, il recula sur sa monture pour aller tâter son entrejambe.

-T'aimes pas ça, on dirait...

-NON ! Non j'aime pas ça ! T'es vraiment dingue ! J'vais appeler les flics ! lui cria-t-il, maintenant fou de rage.

-Tu ne feras pas ça, lui retourna-t-il, l'air sûr de lui.

-Oh que si, je vais le faire ! T'es rien qu'un malade mental !

-Tu vas voir, je vais me faire pardonner...

Le blond continuait à lui hurler dessus, mais il n'en tint pas compte. Il détacha la boucle de sa ceinture puis lui baissa son pantalon et fit de même avec son boxer. Il observa la chose pendant un moment, semblant peser le pour ou le contre de deux choix inconnus pour finalement trouver lui-même la réponse en s'asseyant dos à lui, sur son ventre. Il se pencha sur son membre et commença à le titiller avec sa langue. Juka était alors partager entre la douleur de son ventre et le bien que l'autre avait bien voulu finalement lui faire un peu plus bas. Il ne voulait toutefois pas montrer qu'il aimait bien cette partie-là, donc il se retenait tant bien que mal de le lui montrer. Cependant son corps lui était quelque peu traître et il maudit son érection pour ça.

-Tu sais, Juka, fit-il en reprenant sa masturbation avec une de ses mains, nul ne sert de te retenir, de toute façon, tout sera bientôt fini.

-J'te déteste ! cracha-t-il entre deux soupirs de bien-être.

Kaya arrêta son geste et se tourna face à lui.

-Tant que ça ?

-Un autre genre de lueur passa dans son regard.

-T'es vraiment mal ! Tu pourrais au moins finir ce que t'as commencé !

-T'es fâché ?

Il sourit.

-Non mais tu m'fais chier, bordel ! Tu vas regretter de m'avoir fait venir chez toi, salope !

Il descendit du lit, commença à défaire la corde qui lui retenait les pieds, l'autre continuant de l'insulter vertement. Puis, un détail lui revint en tête. Il sortit de la chambre et revint quelque secondes plus tard avec une bouteille d'alcool à friction. Il prit la clé des menottes dans la boîte qui avait contenu tout le reste puis vida le contenu de la bouteille sur les plaies du blond qui en hurla. Il alla ensuite défaire la première menotte. Il n'eut pas le temps de détacher la deuxième paire, Juka l'avait attrappé de sa main libre par les cheveux et l'avait jeté au sol pour se libérer lui-même. Il remit son boxer en vitesse tandis que l'autre reprenait ses esprits.

-Je dois dire que je n'm'attendais pas à une réaction aussi vive...

-Tu croyais tout de même pas que j'allais resté là à rien faire !

Il souriait encore, ça avait le don de mettre le plus grand hors de lui. Il avança d'un pas aggressif vers lui, contourna le lit, mais s'arrêta à environ un mètre de lui.

-Vas-y, fais-moi mal, Juka...

Il reçut une violente gifle qui lui fit perdre pied. Il se retrouva une nouvelle fois au sol.

-Que je te fasse mal, hein ? Tu vas voir !

Il glissa sa main dans ses cheveux noir et tira pour l'obliger à se lever. Il le jeta contre le mur et serra son cou dans ses mains, plantant ses ongles dans sa peau délicate.

-Tu vas tellement regretter tout ça...

-J'ai bien hâte de voir ça, dit-il, presque sur un ton de défi.

Une nouvelle claque, celle-ci fut toutefois accompagnée d'un coup de poing au ventre lui coupant le souffle pendant quelque seconde. Il était plié en deux, trop occupé à trouver son air pour voir que Juka était aller récupérer son fouet. Il venait à peine de recommencer à respirer qu'il reçu les premiers coup d'une longue série. Lorsque le blond eut fini, l'autre devait être autant enragé que lui, après tout, il venait de rendre un de ses corsets favoris bon pour la poubelle, aussi se jeta-t-il sur lui pour tenter de le frapper. Mais le plus grand était bien plus fort que lui, il le poussa sur le matelas et alla aussitôt l'y rejoindre pour le menotter comme il l'avait été. Sauf que Kaya se trouvait étendu sur le ventre contrairement à Juka, de plus, il avait bien trop serré les bracelets, le moindre mouvements lui écorchait les poignets.

-T'aimes bien jouer avec le feu, à ce que j'ai pu comprendre...

-Tu vas très vite comprendre pourquoi...

Il alla chercher les deux bougies, les enleva de leur bougeoir et en posa un en perpendiculaire avec la colonne vertébrale du maintenant soumis de sorte à ce qu'elle le brûle tout en continuant de se consummer lentement. Ça lui faisait mal, mais il lui avait demander de lui faire mal, justement, il n'avait qu'à endurer, maintenant. Ce qui l'énervait, par contre, c'est qu'il ne pouvait pas voir ce qu'il fabriquait à cause de la position dans laquelle il était attaché, c'est pourquoi il sursauta en sentant une brûlure sur sa hanche. Juka s'était mis dans la tête qu'il lui enlèverait son string en y mettant tout simplement le feu.

-C'est... c'est bien la première... la première fois qu'on me la fait... celle-là...

-Un peu de mal à parler ? C'est que ça doit commencer à devenir plutôt douloureux, non ?

-J'espère... seulement que... que tu prends plaisir... à... à ta vengeance... sinon... tout ça... aura été vain...

-Tu parles que ça aurait été vain !

Jugeant que les ficelles avaient assez brûlé pour que la culotte puisse être facilement arrachée, il éteignit la chandelle qu'il tenait sur une de ses fesses. Il en frémit. L'autre disposa du bâton de cire en le jetant par terre et répéta l'opération avec son jumeau. Il tira sur ce qui restait de ficelle et tout le reste vint avec. Il le frappa dans les côtes en lui disant de se mettre à quatre pattes, sachant pertinement que les menottes trop serrées ne lui faciliteraient pas la tâche, et même pis, elles ne tarderaient plus à lui ouvrir les poignets. Il tira péniblement dessus, malgré le sang qui commençait à lui couler le long des bras et gardait ainsi son équilibre, n'ayant pas d'autre point d'appui. Le plus grand se dépêcha d'enlever son boxer pour le pénétrer totu d'un coup, sans préparation ni lubrifiant ou même salive. Et pour s'empêcher de crier, il se mordit l'épaule, serrant ses paupières l'une contre l'autre pour contenir les larmes qui voulaient couler. Il se mis à gémir sous les coups de butoir du blond, non pas par plaisir, mais parce qu'il avait vraiment mal. Pourtant, il était persuadé que Juka n'en aurait pas fini ave clui après l'avoir culbuté... Par ailleurs, celui-ci ne se gêna pas pour planter ses ongles là où la chandelle avait brûlé sa peau pour prendre appui sur ses hanches à chaque violent coup de reins qu'il donnait, jusqu'à ce qu'il vienne en lui. Il se laissa tomber sur lui avec un râle. Le brun ne put contenir son cri, cette fois, le poids s'affaissant sur lui avait tiré de plus belle sur ses menottes qui avait mis ses poignets plus qu'à vif.

-Tu avais raison. C'est vrai qu'on y prend rapidement goût, lui chuchota-t-il à l'oreille, l'embrassant sur l'épaule où il y avait des traces de dents.

Il ne répondit pas, il était concentré à se convaincre qu'il n'avait pas mal. L'autre remis son boxer puis le détacha, mais il n'eut pour ainsi dire aucune réaction. Il se pencha sur lui.

-Alors, ça t'a plu ? Tu as eu ce que tu voulais ?

Il lui jeta un regard noir.

-Non ?

Il s'assit avec pein sur le matelas.

-Tu causes plus ?

Il effleura ses blessures aux poignets du bout de ses doigts.

-Hein ?

-La ferme, murmura-t-il.

-Quoi ?

-J't'ai dit de la fermer, tu m'énerves !

Il le frappa une nouvelle fois avant de le ramasser encore par les cheveux.

-Alors t'en a pas eu assez, c'est ça ?

-Lâche-moi !

Un gifle, il tomba, un coup de pied dans le ventre, il toussota, tenta de se relever.

-Malgré le fait que tu m'aies laissé le loisir de me venger, je continue fermement à croire que t'es qu'une petite garce... Tu cherchais le trouble et tu l'as trouvé... T'es juste trop fière pour admettre que t'es plus capable d'en prendre.

Il lui cracha au visage. Piqué, il l'attrappa par le cou, reserrant ses mains comme un étau.

-Écoute Juka... Tu... prends tout ça... trop au sérieux... Je pensais... pas que... t'irais si loin... Les autres... ils ont emb... embarqué dans le... le jeu... Mais... pas toi... Maintenant... ça... ça... Juka... de... de l'air... J'ét... étouffe...

Il essaya d'enlever ses mains de sont cou en tirant dessus, mais ça ne fit rien. Il ne pouvait plus respirer et il n'avait plus assez de force pour le frapper. Une larmes perla sur sa joue. Il allait mourir...

-Ju... ka...

Il eut un pâle sourire, se sentant de plus en plus faiblir. Soudain, il le lâcha. Il tomba sur le plancher en toussant, crachant un peu de sang, frottant ses marques de strangulation. Il finit par relever ses yeux pleins d'eau sur lui. Il semblait horrifié.

-Fallait pas... fallait pas tout prendre ça au... sérieux, Juka... dit-il d'un voix sourde. Excuse-moi...

-Non... non, c'est ma faute...

-C'est pas grave... ç'aurait put être... n'importe qui d'autre...

-Mais j'ai failli te tuer ! Tu te rends compte si j'avais pas réalisé ce que je faisais !

Le plus petit soupira et se releva difficilement. Il marcha vers lui, lui caressa une joue.

-Allons... je ne suis pas mort, c'est l'important. Ne pense pas à ce qui aurait pu arriver...

-Mais, je...

-Shh... fit-il en posant son index sur ses lèvres.

Il alla vers la porte et pris ses deux peignoirs sur le crochet qu'il y avait au dos.

-Tiens (Il lui en tendit un qu'il prit sans grande conviction.) Va prendre une douche, je vais changer les draps du lit. Je pense pas que ce soit une bonne idée que tu retournes chez toi dans un état comme ça...

-Allez... !

Il obéit et Kaya enfila sa robe de chambre avant de faire comme il avait dit qu'il ferait. Il terminait de changer les draps quand Juka revint. Il alla prendre une douche, lui aussi et quand il retourna dans sa chambre il le retrouva en train de réfléchir, le regard dans le vide, assis sur le bord de la fenêtre. Il posa sa main sur son épaule.

-J'dois t'avouer quelque chose...

-Oui ?

-J'dois dire que... j'ai pas tout détesté de cet expérience...

Le brun sourit en baissant les yeux.

-Je rigolais pas, quand je disais qu'on y prenait goût, répondit-il avant de l'embrasser.

Fin

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New vogue children

C'est une fanfiction que j'ai commencé dernièrement, même si j'en avais un million d'autre de commencée... u_u....
Enfin... c'est inspiré des paroles de New vogue children de Schwarz Stein et ça fait un peu dans la Science Fiction avec un peu de policier... C'est la première fois que je touche à ces deux genre donc bon... c'est peut-être pas un chef d'oeuvre, mais jusqu'à maintenant, la critique est bonne et moi j'en suis bien contente ^_^
Donc voilà le premier chapitre, le reste suivra bientôt.


New vogue children
Chapitre I
Inner Universe

Encore un meurtre dans la préfecture plutôt festive de Tokyo. Et tout aussi sordide que les cinq autres. Cette fois-ci, c'était une femme, une femme à qui les entrailles avaient été dévorées. Les traces que les dents avaient laissées avaient fait déduire les légistes que ces attaques se multipliant semblaient être l'oeuvre d'un ou de plusieurs singes. Mais ce n'était que ce qu'ils avaient pensé à première vue. À cette étape-ci de l'enquête, on comparait encore les corps des différentes victimes, quatre, jusqu'à maintenant, toujours les mêmes blessures : des traces de griffures, des morsures, la peau était déchiquetée par des dents plantée dans une puissante mâchoire. Quel genre de singe pouvait perpétuer ce genre de meurtre ? Quel genre de singe pouvait être aussi agressif ?

On s'était informé dans tous les jardins zoologiques de la région, mais il ne manquait de primate à aucun d'entre eux. On avait fait de même avec les cirques, mais ce fut aussi vain. D'où provenait donc cet animal ? Qu'est-ce qui l'avait conduit jusqu'à Tokyo ? Et surtout qu'est-ce qui le poussait à faire toutes ces attaques ?

Passant ses doigts sur son menton, l'inspecteur Juka réfléchissait tout en marchant autour du cadavre à moitié mangé. Ces meurtres qui ne semblaient pas vouloir s'arrêter comme ça l'avait conduit à s'interroger quand au lien que pouvait avoir les victimes. Après tout, toutes ces morts pouvaient être l'oeuvre d'un tueur en série qui avait décidé de faire différent des autres. Mais tout laissait croire qu'aucune des victimes ne se connaissait, aucun lien entre eux, sinon qu'ils habitaient la même préfecture. Sauf que s'il conservait cet hypothèse, il devrait trouver ce qui aurait pousser un humain à faire tuer des gens aléatoirement par un quelconque primate... Dans ce cas-ci, il aurait préféré l'hypothèse du singe qui s'était échappé.

-On a eu des nouvelles du labo à propos des traces de pas sur les lieux des premiers assassinats ? demanda-t-il à un collègue.

-Pas grand chose, seulement qu'elles sont presque toutes différentes et qu'aucunes d'elles n'appartenaient aux victimes.

-Ça nous rapproche donc de l'hypothèse des meurtres, hein chef, fit un autre.

-Ça m'en a tout l'air, Kazuno, répondit Juka, l'air un peu découragé. Et par rapport aux morsures, Tooru ?

-Je sais pas, Jasmine n'a rien voulu avancer, encore.

-Tu veux bien arrêter de l'appeler comme ça !

-Mais il insiste pour qu'on l'appelle comme ça...

-C'est ridicule... J'arrive toujours pas à croire qu'un excentrique du genre puisse avoir réussi à devenir médecin légiste ! lâcha-t-il un peu plus pour lui-même que pour les autres.

Ni Tooru, ni Kazuno n'osèrent répondre à cette dernière remarque de la part de l'inspecteur.

-Bon... Vous connaissez la procédure, amenez-lui celui-là et tâchez de retrouver celui qui a fait ça. Et grouillez-vous ! J'ai pas envie que le fédéral nous pique l'enquête ! ordonna-t-il.

Sur ce, il quitta les lieux en direction de sa voiture. Il devait retourner à son bureau pour remplir quelques papiers avant de rentrer à la maison pour retrouver sa femme, sa douce Yuko.

-Inspecteur ! Inspecteur ! Attendez ! entendit-il dans son dos alors qu'il allait monter à bord de sa voiture.

Il fit mine de l'ignorer, ça devait encore être un de ces journalistes à la con.

-Attendez, je vous prie !

Trop tard, il claqua la portière. Mais l'autre était coriace et cognait maintenant à sa vitre. Il leva le regard et vit en effet le badge de journaliste épinglé sur la poitrine de l'autre aux cheveux blonds cendrés et bouclés. Roulant les yeux, il décida de néanmoins baisser sa fenêtre.

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Pardonnez-moi de vous déranger. Je suis Kamijo, reporter pour The Tokyo Gazette (1). J'aimerais vous poser quelques questions

Juka jeta un coup d'oeil à sa montre.

-D'accord, mais faites vite, j'ai pas que ça à faire.

-Merci ! fit le journaliste en sortant de sa poche puis mettant en marche une petite enregistreuse à cassette. Tout d'abord, ces meurtres sont visiblement liés, pensez-vous qu'il pourrait s'agir de l'oeuvre d'un meurtrier en série ?

-Je ne peux rien confirmer pour l'instant. C'est une hypothèse à considérer, c'est tout.

-Je vois... Votre enquête semble donc ne pas vraiment avancer, la police fédérale risque de se mettre de la partie sous peu si ça continue comme ça.

La police fédérale de cognerait à un mur, elle aussi, si elle avait une enquête du genre sur le dos.

-Pourquoi ?

-Manque de preuves, animal introuvable et inidentifiable, le peu de preuves que nous avons ne mènent a priori à rien, aucun zoo, aucun cirques n'a égaré de singe, on n'avance apparemment pas, mais on ne peut pas faire mieux !

-Raison de plus pour laisser ça au fédéral. Eux pourront peut-être élucider le mystère.

-Si c'est ce que vous croyez ! Maintenant excusez-moi, mais j'ai de la paperasse à remplir !

Il ne laissa pas répondre le reporter, il se dépêcha de remonter la vitre puis de mettre le contact pour partir, laissant l'autre sur le trottoir, un sourire satisfait aux lèvres.

Le voyage comme le travail qu’il devait finir se fut de façon monotone. Il avait sa journée dans le corps et n’avait maintenant qu’une seule envie : rentrer chez lui et retrouver son épouse, la serrer dans ses bras, caresser son ventre rond abritant son futur enfant…

Des talons claquaient sur le plancher en aluminium du corridor, on y marchait d’un pas rapide, Kaya avait l’air furieux. Il tenta de rester neutre lorsqu’il entendit chuinter les lourdes portes robotisées du laboratoire et ses chaussures à plateformes taper sur le dallage aseptisé qui s’arrêtèrent à quelques mètres derrière lui.

- Tu m’avais dit qu’avec ce que celui-là ramènerait je pourrais cuisiner ! s’exclama-t-il de sa voix presque exagérément adoucie pour sembler plus féminine, sur un ton de reproche.

Hora fit comme s’il avait rien entendu.

- T’as vu ce qu’il m’a ramené, dans sa gueule, comme un vulgaire chien de chasse ?

Il entendit le bruit de quelque chose qu’il ne put décrire tomber sur le sol en un bruit mouillé. Il se retourna et vit aux pieds de l’autre presque tout de vinyle vêtu, une masse informe, ensanglantée, rosée, lui rappelant…

- Des tripes ! lâcha encore l’arrivant, sur le même ton.

… humaine.

- Hum… Je me suis trompé, apparemment.

Il s’approcha de l’amas d’intestins sur le sol, s’accroupit pour en saisir un bout entre son pouce et son index.

- T’en feras de la saucisse !

- J’aime pas ça et pis j’espère que tu croyais pas sérieusement que j’aurais vidé ça moi-même !

Il leva le regard vers lui en lâchant sa prise qui retourna choir par terre. Il n’avait pas pris le temps de le détailler lorsqu’il s’était retourné vers lui pour voir ce qu’il avait laissé tomber, comme il avait l’habitude de faire. C’est donc là qu’il le fit : chaussures noires, semelles compensées, ganses et cuir verni, dentelle à motifs de toiles d’araignée gainant ses jambes, noire aussi, jupe longue en velours, couleur corbeau, ouverte sur sa jambe gauche, bords fini avec du fil rouge haut lassé en vinyle noir étant censé adopter les courbes d’un corps féminin, mais qui n’épousait là que les formes de la bourrure, en dessous, un haut à manches longues, transparent, aux même motifs que son collant, puis des gants montant jusqu’en haut de ses coudes, dans le même étoffe que son bustier, dont un était couvert de sang, ses cheveux était bouclés en fine bouclettes et avaient été crêpés, comme il le faisait souvent, même si ça prenait des heures à coiffer, le matin, parfois agrémentant le tout de l’un de ses diadèmes (Comme il aurait aimé être une princesse ou une reine !) mais pas aujourd’hui, ses lèvres étaient colorées de rouge et ses yeux étaient décorés d’un méticuleux maquillage noir contrastant avec la blancheur laiteuse de sa peau. Exquis.

Il avança vers lui en évitant le cadeau que leur avait ramené cet être à mi-chemin entre le primate et l’humain. Il lui caressa une joue de sa main dont il venait de retirer le gant de chirurgien.

- Je ferai mieux la prochaine fois, je te le promet, dit le scientifique avant de l’embrasser tendrement.

- C’est toujours ce que tu dis…

- Kaya… C’est difficile, ce que je fais, tu le sais très bien, je crois.

- Oui mais…

- Sh ! Admet qu’il y a quand même une amélioration considérable entre le premier et le dernier.

- Peut-être, mais ils sont toujours aussi laids et stupides ! J’aimerais qu’ils soient plus humains…

- J’y travaille… Je te jure qu’un jour l’enfant que je t’offrirai sera parfait sur tous les points.

Celui face à lui eut un sourire.

- Mais pour l’instant, il faut que j’observe encore les points qui ne te conviennent pas. Où est-il ?

- Il est mort, fit-il, l’air ennuyé, détournant le regard.

- Encore ?

- Oui, encore !

- Mais il a survécu moins longtemps que Succubus !

- Qu’est-ce que j’y peux ! T’as dû te tromper dans une formule… !

- Peut-être… répondit celui en sarrau avec un peu de scepticisme.

- Me regarde pas comme ça, tu veux ! Et donne-moi quelque chose que je puisse nettoyer mon gant ! C’est déjà en train de sécher.

Hora se pencha pour ramasser les tripes et les mit dans un bocal rempli de formol. Il dirigea Kaya vers un lavabo pour qu’il lave son gant avant que le sang le maculant ne soit trop coagulé, puis il alla nettoyer les quelques dalles salies de sang.

- Tu ne m’as toujours pas dit où Zetsubou était…

- Dans la cuisine, soupira le travesti.

Le bio-scientifique sortit du laboratoire, l’autre le suivant à quelques pas derrière. Rendus à la cuisine, il s’accroupit à côté du cadavre du presque humanoïde pour l’observer alors que Kaya se planta à côté de lui, les mains sur les hanches, semblant trouver le temps long.

- Tu l’as étranglé, remarqua Hora, d’un ton neutre.

- Quoi ?! feignit-il de s’offusquer.

Il lui montra une tache violacée dans le coup parsemé de plus ou moins longs poils noirs de la bête.

- …

- Tu peux pas nier ça…

- Et alors ? Qu’est-ce que ça peut bien faire ? Il serait mort de toute façon ! Et il ne remplissait pas mes critères…

- Comment veux-tu que mes recherches avancent si tu tues les prototypes !

Kaya croisa ses bras sur sa poitrine en adoptant une mine boudeuse. Le scientifique prit le corps comme s’il avait s’agit d’un vrai enfant et reprit la direction de sa salle d’observation pour aller le mettre dans le même genre de réfrigérateur où on mettait les morts, sur des tiroirs, à la morgue. Il l’étiquetta comme étant le numéro six. Et il alla retrouver celui pour qui il créait ces bestioles en train de bouder dans le salon, le nez dans un livre qu’il ne lisait pas vraiment.

- Kaya… dit-il tout bas en venant s’asseoir à côté de lui sur la causeuse.

Il posa son bouquin sur ses genoux et lui jeta un regard un peu hautain.

- Tu sais que je fais tout ça uniquement pour toi, parce que je sais que tu t’ennuies quand je ne suis pas là et quand je suis au labo… Mais je t’aime et je veux que tu sois heureux… Sauf que si tu n’y mets pas un peu du tien, ben c’est encore moins facile et tu sais que ça ne l’est déjà pas…

- Si tu es conscient que je m’ennuie autant, emmène-moi au restaurant ce soir !

- Non, répondit-il, catégorique.

- Pourquoi ?! retourna-t-il sur le même ton qu’un gamin aurait pris si on lui avait refusé une sortie. On a rien pour le dîner puisque ton imbécile de singe ne nous a ramené que des boyaux !

- Pourquoi ? Tu le sais aussi bien que tout le reste ! Ta santé est fragile et je ne veux pas que tu attrapes une quelconque maladie !

- Mais je me sens mieux depuis quelques temps et pis… peut-être que j’aimerais bien voir des gens aussi… dit-il, plus tristement.

- Les gens à l’extérieur ne sont pas aussi gentils que ceux que tu vois à la télé ou dans les films !

- Je suis sûr qu’il y a d’autres gens comme nous à l’extérieur…

- Je vais au marché, je reviens tout de suite.

- D’accord… soupira-t-il en se levant pour aller ranger son livre dans l’immense bibliothèque puis de se rasseoir pour allumer le téléviseur.

(1) Journal fictif, on s'entend...

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New vogue children, chapitre 2

New vogue children
Chapitre II
Idéal, mais pas trop

On avait beau dire que l'emploi le plus difficile à ne pas mentalement ramener à la maison se trouvait dans le monde de la médecine, toutefois, celui de la police n'avait rien à lui envier sur ce point. Et Juka en savait quelque chose. Il avait déjà eu plusieurs courtes nuits, quand celles-ci n'était pas, pour ainsi dire, absente, pour cause d'insomnie due à son actuelle enquête qui lui revenait sans cesse en tète et cette nuit n'y faisait pas exception. Il était couché en cuillère avec Yuko et réfléchissait emcpre, même s'il était plus de trois heures du matin, un bras protecteur autour de la taille, élargie par la maternité, de sa femme. Il sentit le bébé remuer dans son ventre ; il eut un sourire. Un peu plus d'un mois et il pourrait enfin voir la bouille d'ange de ce petit. Il embrassa son épaule puis, ne trouvant décidemment pas le sommeil, il se leva et alla à la cuisine pour se couler un verre d'eau. Il soupira puis alla mettre son ordinateur portable en marche pour peut-être lever le voile sur une partie de l'enquête. Il alluma sa lampe de bureau et sortit sa paperasse pour relire les grandes lignes, histoire de se remettre dans le bain.

Premier cas (On disait "cas" pour cette enquête parce qu'il ne s'agissait pas de meurtre commis par un homme à proprement parler.) : Victime : une femme dans la quarantaine, agente immobilière. Avec beaucoup de travail, on avait pu à peu près reconstituer son visage pour qu'on puisse en faire un portrait robot. Ce n'était toutefois que récemment que son ex-mari, signalant sa disparition, qui avait pu l'identifier. En effet, des dents l'avaient déchiquettée en lambeaux de chair tenant à peine sur ses os. Mais le corps était trop abîmé pour qu'on puisse identifier quel genre d'animal avait pu faire ça. En plus, cette femme, comme tout ses voisins, n'avait aucun chien ou autre animal de compagnie ayant pu causer autant de dommages sur un corps humain. Ce à quoi on avait d'abord pas fait trop attention était les traces traces de pas inconnus, des traces de chaussures.

Juka fronça les sourcils. On en avait pas fait de cas, pourtant en y repensant, il était plutôt rare qu'on garde ses chaussures à l'intérieur. On aurait pas dû négliger ce détail. Il n'était pas impossible que quelqu'un se soit introduit dans l'appartement après la mort de la dame. Mais alors pourquoi ? S'assurer qu'elle était bien morte et remettre l,animal dans sa cage ? Il eut un sourire ironique. "On est pas à Hollywood, Juka ! Arrête de déconner !" Il tourna la page pour s'attaquer au deuxième rapport, celui d'une adolescente de dix-sept ans. Bien qu'aussi salement amochée que la première, celle-ci avait un témoin. Elle était avec son copain dans une ruelle en sortant d'un love hotel peu dispendieux quand ce que le jeune homme avait décrit comme étant un singe d'environ la taille d'un enfant s'était jeté sur elle, sortant de nulle part, et l'avait dévorée devant ses yeux. Malheureusement, le garçon, traumatisé, n'avait rien dit d'autre et était alors sombré dans un mutisme dont personne n'avait encore réussit à le sortir. Ses parents avait même décidé de lui faire suivre un traitement psychiatrique.

Troisième cas, maintenant. Il s'agissait d'un vieil homme que sa femme avait tristement retrouvé mort dans la salle de bian, les cuisses et une bonne partie de l'abdomen complètement dévorés. La pauvre en avait fait une crise cardiaque, elle avait toutefois eu le temps de signaler le numéro d'urgence et on avait pu la sauver pour qu'elle rapporte son histoire.

C'était avec ce corps-ci que Yuu, le légiste que tout le monde sauf lui appelait Jasmine You ou même tout simplement Jasmine, avait pu déduire que l'hypothèse du singe qu'on avait émis à partir de ce qu'avait relater l'adolescent était plausible. Le corps n'ayant pas été entièrement massacré, cette fois, il avait pu étudier la forme des morsures et ainsi la comparer à plusieurs dentitions animales. Celles des primates étaient celles qui semblaient le mieux convenir aux traces de dents retrouvées sur les cadavres. Juka avait alors demandé à ses hommes de retourner voir sur les lieux des autres meurtres pour y chercher ce qui pourrait provenir d'un animal : poil, salive, urine, peau morte, bouts de griffe... Et on avait ramené des poils que l'équipe de Yuu étudiait encore. Et à cet endroit aussi, on avait trouvé des traces de pas inconnus. Tooru lui avait rapporté ce soir même qu'il ne s'agissait pas des mêmes traces que celles trouvées sur le premier endroit.

Il se frotta les yeux qui commençaient à lui piquer de sommeil. Il jeta un coup d'oeil à l'horloge de son ordinateur. Il était presque cinq heures... Il pouvait dormir encore deux heures... L'inspecteur pesa le pour et le contre pendant un instant et finit par poser le document qu'il était en train de relire sur son bureau, fermer son portable et aller rejoindre sa vien aimée dans leur lit.

-Tu devrais peut-être te faire prescrire des somnifères avant de tomber de fatigue, Juka, fit-elle, à moitié endormie.

-T'en fais pas, ma chérie. Je dormirai cette affaire sera classée, répondit-il en l'enlaçant

-N'attends pas qu'il soit trop tard, s'il te plaît.

-T'inquiète pas, ça fait partie du métier... Rendors-toi, maintenant, le bébé a besoin de ces dernières heures de sommeil.

-Toi aussi...

-Je sais... Yuko ?

-Hum ?

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi, Juka, répondit-elle en se retournant vers lui pour se rendormir dans ses bras.

Il n'avait qu'à peine touché aux ramens instantanés que Hora avait ramenés de la supérette. Étant encore sous l'effet de leur récente dispute, Kaya posa séchement ses baguettes à côté de son bol et se leva sans un mot, prenant la direction de ses appartements.

-Où tu vas, comme ça ? lui demanda le scientifique alors qu'il passait vis-à-vis lui.

-Je vais me démaquiller, comme ça, puis prendre une douche pour ensuite enfiler un peignoir et m'installer devant la télé avec un bon thé ! Là au moins les gens seront intéressants ! fit-il froidement.

-Kaya... Attends !

Le travesti n'y prêta pas attention et reprit son chemin, la tête haute. Pourtant, une fois dans sa vaste chambre, il se sentit obligé d'effacer cette larme roulant sur sa joue blanche, laissant une trace grisâtre de mascara et d'eye liner derrière elle. Machinalement, il alluma son poste de télévision et fixa l'écran derrière lequel bougeait d'autres personnes. C'était l'heure du bulletin de nouvelle, probablement ce qu'il préférait lep lus regarder parce qu'il ne voyait pas là le jeu des acteurs, il pouvait voir de vraies personnes dans leur vraie vie, comme ils le font à tous les jours. Il soupira puis se tourna vers sa coiffeurse à laquelle il alla s'asseoir. Il ouvrit un tirroir et y prit sa bouteille de produit démaquillant avant d'aussi prendre un tampon de coton dans un petit sac refermable. Il posa le tout devant lui et leva les yeux vers son reflet dans le miroir, par simple habitude. Il commença par enlever ses gants, puis, ses faux cils qu'il rangea dans leur boîte et fit de même avec ses lentilles bleues. Puis, il imbiba le coton de démaquillant se mit à doucement se frotter le visage avec. Quand il en arriva à ses paupières, il changea de tampon. Il termina assez vite et rangea ses affaires à leur place d'origine, sauf les bouts de coton qu'il mit à la poubelle. Il retira ses chaussures et alla les mettre avec les autres pour ensuite prendre son peignoire blanc sur son crochet au dos de la porte. Il s'en alla à la salle d'eau sans vraiment vien fermer la porte. De toute façon, qui d'autre que Hora pourrait le voir ? Il posa son peignoir sur le bord du bain ; il prendrait une douche rapide. Il finissait d'ôter les postiches de ses cheveux qu'il avait oublié d'enlever avant de quitter sa chambre quand Hora entra dans la pièce.

-Tu es fâché, mon amour ? demanda-t-il doucement.

-Non, répondit séchement Kaya.

-Mais il faut pas... C'est pas bon pour ta pression d'être fâché.

-Je sais.

-Allons, arrête de bouder... J'aime pas te voir triste, dit-il du bout des lèvres, s'approchant assez de lui pour passer un bras autour de sa taille.

Le plus petit tenta un peu de se dégager, mais il abandonna rapidement cette idée. À quoi bon ?

Hora l'embrassa gentiment en glissant ses mains à son dos pour aller défaire l'agraffer et la fermeture éclaire qui fermait son haut.

-Hora, j't'en prie... j'aimerais prendre ma douche seul.

-Arrête de me bouder, mon coeur... Je te promets qu'un jour, on sortira et que tu verras autre chose que ma sale gueule et l'écran de la télévision.

Kaya eut un petit rire, preuve qu'il ne boudait plus, comme avait réussi l'autre à le convaincre. Il se dressa sur la pointe des pieds pour aller trouver ses lèvres à son tour avant d'adopter une moue de réflexion.

-Quoi ?

-Mais Hora... Tu m'as dit tout juste tout à l'heure que les gens... enfin...

-Si je te promet ça, Kaya, c'est que je sais qu'il n'y aura plus de danger à l'extérieur... Grâce à nos New vogue children.

-Et ma maladie ? demanda-t-il, un peu inquiet.

-Fais-moi confiance, je te trouverai un remède. Je te le promet aussi, un jour, tu ne sera plus malade. Je ferai tout pour ça, promit-il encore avant de l'embrasser doucement.

Un second sourire illumina le visage du travesti. Tellement de fois on lui avait dit que ce dont il était atteint était incurable, qu'on pouvait seulement que lui prescrire des médicaments qui atténueraient ses symptômes, sans toutefois les effacer complètement. Ce qui faisait que lorsqu'il s'énervait un peu trop, il faisait une chute de pression et perdait connaissance une fois sur deux dans ces cas-là.

-Merci, le gratifia-t-il enfin lorsqu'il s'écarta un peu de lui pour reprendre son souffle.

Hora, lui, reprit alors l,activité que son compagnon avait interrompue et finit de lui enlever son haut qu'il laissa nonchalamment tomber sur le dallage, comme si ce n'était qu'un vulgaire chiffon. Sa main infiltra sans retenue ni gène aucune dans la fente de sa jupe et, tout en continuant de dévorer ses lèvres des siennes, il alla trouver la taille élastique de son bas-culotte pour la triturer, histoire de le taquiner un peu avant de tout simplement le lui enlever.

Mais avant qu'il ne s'en prenne à sa jupe, Kaya lui rendit la pareille en commençant par défaire le noeud de sa cravate ainsi que le boutonnage de sa chemise, tout se retrouvant bientôt avec les autres vêtements déjà enlevés. Sans plus attendre, le reste de ce qui les habillait fut enlevé, la douche fut mis en marche et les deux corps ne firent plus qu'un dans une symphonie de soupirs, de gémissements, de cris et de clapotis de gouttes coulant sur eux avant de s'écraser sur le sol.

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New vogue children, chapitre 3

Jusqu'à maintenant, j'en suis là... Mon 4ième chapitre est en pleine écriture.


New vogue children
Chapitre III
Révélations

Son téléphone portable sonnait, il regarda l’afficher ; C’était le numéro du laboratoire. Il se dépêcha à répondre, Yuu aurait sûrement quelque chose à lui annoncer qui ferait avancer l’enquête.

-Hai ?

-C’est Jasmine You.

-Je sais. Alors ?

-Je dois dire que je suis perplexe. J’ai analysé toutes les morsures, je les ai comparées à toutes les races de singes pas possibles, mais aucune ne correspond. En fait, sur chaque corps, l’ADN est différent et c’est de même avec la façon dont les dents sont ordonnées… C’est comme s’il y avait eut une évolution depuis le début… Ça, disons, travaille plus proprement, la bête est plus sélective. Elle cherche les meilleures parties à dévorer, on dirait.

-Donc, ça aurait une certaine forme d’intelligence…

-Vraisemblablement… Sauf que j’ai pas trop compris l’agissement du dernier… À peu près tout est en place, sur le corps de la femme… Mais il manque les intestins…

-Oui, ça, on savait déjà, non ? remarqua-t-il en remontant ses lunettes sur l’arrête de son nez.

-Oui, sauf que c’est pas comme s’ils avaient été bouffés, ils ont été arrachés… Bien sûr, l’abdomen a été déchiqueté par des dents, mais c’est tout. Rien d’autre n’a été touché, contrairement aux autres victimes… Je veux bien croire que la bête travaille de plus en plus proprement, mais pourquoi les tripes ?

-Je vois…

-Il y a autre chose aussi…

-Oui ?

-Avec l’évolution de la dentition… On peut voir que ça s’éloigne du primate pour peu à peu… s’humaniser…

-… Ça serait donc l’évolution de l’homme en accéléré ?

-Je sais pas, Juka… Faudra faire appel à des archéologues… Mais, pour être honnête, moi, ça commence à me ficher les j’tons…

-Tout ça commence à prendre une tournure vraiment bizarre…

-Et en plus, c’est en train de te rendre malade… Tu passes trop de temps inutile là-dessus, tu devrais peut-être laisser ça au fédéral…

-Ha ! Ça, non ! C’est mon affaire !

-Je sais que ça te tiens à cœur et aussi parce que t’as une dent contre Mana, mais ça commence à devenir un peu trop gros. Ta femme est sur le point d’accoucher, tu devrais être auprès d’elle.

-Arrête de te prendre pour ma mère, Yuu !

-Enfin, je t’ai exposé mon point de vue, c’est tout…

Un bip se fit entendre sur la ligne.

-Je dois te laisser, j’ai une personne en attente. Bye, Yuu.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, il appuya sur le bouton de changement de ligne.

-Hai ?

-Juka, on a un problème. Faut que tu viennes au plus vite !

-Qu’est-ce qui s’est passé ?

-Je… je peux pas t’le dire… pas au téléphone… Faut que tu viennes voir par toi-même…

-… Okais, j’arrive. Vous êtes où ?

La voix qui laissait paraître la stupéfaction et le choque de Kazuno lui débita rapidement l’endroit de la ville où ils se trouvaient. L’inspecteur ne prit pas la peine de fermer les dossiers sur lesquels il travaillait ni les lampes avant de sortir de son bureau en enfilant sa veste.

Presque au centre de la rue, on avait posé les fameux rubans jaunes interdisant l’accès au personnel non autorisé. Il se gara à proximité. Il repéra rapidement Kazuno qui regardait avec un air horrifié de l’autre côté du ruban, quelque chose qu’il ne voyait pas bien à cause de l’agglutinement de policiers, infirmiers, photographes judiciaires et autres qu’il y avait tout autour.

-Qu’est-ce qui s’est… commença-t-il en voyant ce qui donnait cette expression-là à son collègue.

-Passé ?

-Bon Dieu ! Tu vas tout de même pas me dire que c’est Tooru, quand même !

-J’voudrais bien plaisanter… mais c’est bel et bien lui… Je l’ai vu…

-Mais merde ! Il a plus de visage ! et plus de cuisse non plus !

-En… en fait non… C’est seulement les joues qu’il lui manque…

-T’as fait ta déposition de témoin ?

-Ouais… C’est Yuki qui l’a… Mais attends… T’as pas tout vu…

Il le conduisit de l’autre côté de la voiture, à l’intérieur du périmètre, où il y avait des traces de griffures sur les portes. Là gisait un corps nu d’un blancheur incroyable, de la taille d’un enfant de six ou sept ans. Un trou de balle dans la tête, trois autres dans son dos.

-Et merde… lâcha le blond en se passant une main dans les cheveux.

Celle-ci semblait vigoureuse, elle ne cessait de bouger dans ses bras. Elle l’avait même mordue. Mais il l’avait réprimandée et elle n’avait plus cherché à recommencer. Docile, avait-il pensé. Son visage affichait comme une constante grimace, peu importe l’émotion qu’elle essayait de faire paraître, un peu comme l’air renfrogné des vampires dans certaines émissions télévisées. Elle n’était donc pas très belle, mais, au moins, se dit-il, elle n’avait plus aucun poil autre que ses longs cheveux blancs et lisses tombant dans son dos. Elle n’était pas très grande, de dos, on aurait presque pu croire à une gamine d’environ six ans si elle n’était pas tant recourbée vers l’avant, un peu à la façon des gorilles. Hora termina de la vêtir de l’usuel uniforme de vinyle noir et moulant que Kaya leur avait dessiné quand celui-ci arriva dans le laboratoire, un peu après que le scientifique l’y ait appelé.

-Alors ? lui lança-t-il, comme il ne daignait pas se tourner face à lui.

Mais lorsque qu’il le fit, il ne put réprimer un hoquet mi-admiratif, mi-dégoûté.

-Il est vraiment laid… soupira-t-il.

-Oui, mais sa peau ! Tu as vu sa peau ! Blanche ! Comme ses cheveux ! Et elle n’a plus aucun poil ! Pas même des sourcils !

-Elle ?

-Oui ! C’est une femelle ! fit Hora avec enthousiasme.

-La pauvre ! T’as vu la sale gueule qu’elle a ?

-Oui, oui ! Je sais ! Mais sa peau, ses cheveux, ça te convient ?

Il s’approcha d’elle en la scrutant et plus il était près, plus elle gigotait et grognait, dévoilant ses petites dents étroites et aiguisées dans la fente qui lui faisait office de bouche. Il tendit une main pour voir quelle texture avait sa peau. Soyeuse. Elle s’effaroucha, tomba des bras de Hora et s’en prit à Kaya, essayant de l’attaquer quelque peu précairement, comme si elle ne voyait pas clair. Il ne mit à lui crier dessus, la taper. Elle, elle essayait de le mordre, elle réussit à lui griffer une joue. Le scientifique s’était dépêché de préparer une seringue de tranquillisant et s’était alors jeté sur la petite pour lui administrer la dose. Elle retomba dans ses bras. Il releva la tête vers son compagnon, habillé en blanc, aujourd’hui. Le sang coulant de la fine entaille sur sa joue allait s’écraser un peu plus bas sur son corsage. Les bras croisés sur sa fausse poitrine, il avait l’air sérieusement furieux.

-Non seulement elle est affreuse, mais en plus elle m’attaque !

-C’était un test, enfin… J’avais pas prévu cette réaction…

-Tu prévois jamais rien, de toute façon ! Tes tests te mènent à rien ! Rien ! Jusqu’à maintenant, les New vogue children n’ont rien fait de mieux que de tuer une poignée de gens insignifiants ! EN plus, Hora, leur enquête avance ! Encore quelques faux pas et ils vont nous trouver !

-Une poignée de gens insignifiants ? Tu n’as donc fait aucun lien entre les victimes ?

-Un lien ? Il y avait un lien entre ceux qui ont été tués ? Mais comment tu voulais que je sache ! Tu ne m’as pratiquement rien dit de ton… plan !

-Mais tu regardes la télé ! Première victime : une femme divorcée parce que son mari a découvert son adultère. Deuxième victime : une gamine qui venait d’aller se faire sauter par un garçon quelconque dans un love hotel miteux. Troisième victime, un vieillard qui a été retrouvé par sa femme ! Quatrième victime : un salary man sexuellement frustré qui se tapait sa secrétaire. Cinquième victime : un jeune homme nouvellement marié qui avait du passer sur toutes les filles du lycée lorsqu’il y était. Et finalement, il y a cette fille de joie… Et la prochaine victime sera un agent de police s’apprêtant à se marier.

-T’es malade ! Tu vas t’en prendre à la police !

-Tu vois donc aucun lien ?

-Mais Hora ! Ils vont nous chopper !

-Je te promets que non. Ils ne peuvent aucunement nous retrouver avec la nouvelle génération de NVC.

Toutefois, l’inquiétude régnait toujours dans son regard.

-Hora… dit-il doucement. Tu peux pas t’en prendre comme ça à la police…

Voyant qu’il n’était pas convaincu, le plus grand, après avoir humidifié un chiffon doux, s’avança vers lui, alla lui nettoyer doucement le sang qui commençait lentement à coaguler sur son visage, puis l’embrassa.

-Moi, je ne peux pas, c’est vrai. Mais Cyanure, elle, le peut.

-Mais…

-Sh… Tu as compris le lien ?

-… Hora…

-Hein ?

-Non…

-Ils sont tous hétéros… Ils ne peuvent pas nous comprendre, ils sont tous bêtes et méchants. Tu as vu tout le mal qu’ils font à notre monde ? Tu as vu, Kaya ? Nous ne pourrons jamais avoir notre jardin parfait avec eux dans les parages. Ils ne pourront jamais nous comprendre. Il faut rayer ces homophobes de la Terre… Ou alors, ils devront se faire à l’idée que nous sommes aussi, voire plus important qu’eux ! Quand nos enfants auront épuré le monde, on nous adorera… Kaya, tu seras ma Reine dans leur décadence ! Tu te rends compte ! Nous n’aurons plus à nous cacher ! Nous vivrons dans le plus beaux des châteaux dans le plus beaux des mondes ! Tu aurais toutes les roses, tous les vêtements et même aussi tous les amis que tu veux ! Le Perfect Garden, Kaya !

Celui-ci eut un pâle sourire en baissant les yeux, rêveur. Un jardin parfait… Une nouvelle génération d’humain… Une alternation de générations… Un nouveau règne… Et il deviendrait la Reine de leur univers alors que les humains normaux seront à ses pieds… La Reine de la Décadence Humaine…

-Je comprends, maintenant… murmura-t-il, en acceptant que les bras ouverts de Hora se referment dur lui. Mais pourquoi ne rien avoir voulu me dire avant… ?

-C’était pas le moment… J’avais peur de t’effrayer… Là, je ne savais pas quoi faire d’autre… Et il fallait que tu saches, un jour, de toute façon. Mais j’ai vraiment eu peur que tu t’énerves trop…

-Ç’aurait pu avoir l’effet contraire…

-C’est ce que je dis… Ça fait un moment que tu n’as plus eu de crise… Je ne voudrais pas que ça te reprenne de si tôt, je tiens à toi, je ne veux pas que tu retombes dans le comma…

-Je sais… Mais, tu sais… au fond… Même si je dis que je te déteste et que j’en ai marre de toi… Ne le crois pas… J’ignore ce que je ferais sans toi…

-Mais je n’ai jamais douté de toi ! C’est normal de se fâcher. Et on ne contrôle pas toit ce qu’on dit, quand on est fâché… Ne t’en fais pas, je veillerai toujours sur toi. Toujours. Sur toi et sur nos enfants. Tu vois, je vais lui enseigner à elle, Cyanure, quel type de gens elle doit attaquer et ce qu’elle doit rapporter, que tu puisses cuisiner avec ça. Tout ira bien, je t’en fais la promesse.

Il posa un baiser sur le sommet de sa tête faussement blonde platine, le serrant un peu plus contre lui.

- Tu devrais aller nettoyer ton haut avant que ça ne sèche trop...

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24 février 2008

New Vogue Children, chapitre 4

New vogue children
Chapitre IV
Contact

Kazuno avait fini par raconter ce qui s’était passé à Juka, celui-ci utilisant comme argument que de l’entendre de vive voix irait plus rapidement que s’il attendait d’avoir le rapport entre les mains pour ensuite le lire.
Lui et Tooru revenaient ensemble d’un tour de patrouille et c’est en se garant dans l’aire de stationnement arrière du poste de police que ce qui semblait être une petite fille à la peau laiteuse se jeta sur la voiture, grattant les portières comme utilisant une façon primitive de demander qu’on lui ouvre. Ils ne pouvaient pas voir son visage, elle bougeait trop et trop rapidement, faisant virevolter ses longs cheveux couleur neige. Tooru, qui était derrière le volant, jeta un regard intrigué à son comparse qui haussa les épaules. Ce dernier décida de lui ouvrir la portière. Elle s’engouffra alors à une vitesse incroyable dans la voiture. Elle s’installa sur ses genoux, respirant de son souffle rauque. Elle se mit à renifler, se calmant donc un peu. Kazuno put, du fait même, voir son abominable visage et ses yeux blancs, effrayants, aveugles. Il sursauta en essayant de s’éloigner d’elle, cherchant à tâtons la boucle de sa ceinture de sécurité. Il frissonna en sentant ses doigts glacés entrer en contact avec son visage qu’elle se mit à lui tripoter, comme si ça lui permettait de tout voir. L’autre se contentait de regarder la scène avec effarement. Elle poussa un grognement en signe de négation, mais aussi de mécontentement, puis, elle le poussa, lui qui avait réussi à se libérer de sa sécurité, en dehors du véhicule pour se jeter sur le conducteur, l’attaquant au passage. Il se mit à crier. Se demandant ce qui se passait à l’intérieur, Kazuno se releva de sur l’asphalte et passa la tête par l’ouverture pour constater avec horreur que cette petite fille a la peau si pâle était munie de dents acérées et qu’elle était en train de s’en servir sur Tooru. Celui-ci tentait de se débarrasser d’elle, mais elle semblait trop coriace, trop puissante, malgré sa petite taille. L’autre essaya de la tirer à l’extérieur, mais elle ne voulait pas lâcher prise, même qu’elle l’avait chassé avec une force qu’il ne lui avait pas soupçonnée. Reprenant ses esprits, il se dépêcha de contourner l’automobile, ouvrit la portière du côté du conducteur. Il attrapa son bras blanc en tentant de l’attirer à l’extérieur, mais elle le griffa et, par réflexe, il l’avait lâchée et avait reculé d’un ou deux pas. Paniqué, il sortir son pistolet d’une main tremblante et visa le dos de cette horrible enfant, bien qu’il douta que ça en soit bien une, à cause de qui son collègue était de moins en moins capable de crier. Et il tira. Elle parut rugir en se tournant vers lui. Mais ne voyant rien, elle retourna à son joyeux festin policier. Il tira encore plusieurs coups et cette fois, elle descendit de la voiture. Tâtonnant, elle ne mit à le chercher et toujours sous l’effet de la panique, lorsqu’elle eut le dos tourné, il lui envoya une dernière balla dans la tête et elle s’effondra. Il laissa tomber son arme au sol et accouru auprès de son ami, mais il était trop tard. Il avait donc appelé une ambulance et la police et voilà qu’ils en étaient là. Les deux corps se faisaient transporter, un au laboratoire, l’autre à la morgue, tandis que la scène continuait de se faire inspecter sous les regards pleins de questions muettes des passants parmi lesquels un scientifique, quelque peu embêté qu’on ait tué sa créature et qu’on soit parti avec, se dissimulait.

En effet, Hora avait suivit sa Cyanure et l’avait observée comme à chaque fois qu’il y avait un nouveau né chez les New Vogue Children puis que celui-ci était mis en liberté. Il lui avait soigneusement enseigné la tâche qu’elle devait accomplir et ce, même si sa vue était déficiente. Elle avait rapidement compris, ça l’avait satisfait ; Elle était bien plus brillante que tous les autres. Il l’avait donc amenée, la tenant par la main, jusqu’au poste de police et quand il avait vu la voiture se garer, il lui avait ordonner d’accomplir son travail, lui rappelant aussi qu’elle devrait lui rapporter au moins un morceau, pour leur dîner à Kaya et à lui.
Mais maintenant, elle était morte. Au moins, il avait pu apprendre qu’à ce stade d’évolution, les New Vogue Children étaient plutôt robustes, même si en apparence, leur corps semblait frêles. Il n’avait rien d’autre à faire sur les lieux, il prit donc le chemin du laboratoire où il savait qu’elle avait été conduite puisqu’une de ses connaissances, un jeune garçon en jupe étudiant à son université, y travaillait à temps partiel, ou plutôt y faisait son stage.
À la réception, il demanda s’il était possible de voir Hizaki. La standardiste lui répondit qu’il était dans le bureau de son superviseur de stage. Il s’engagea dans cette voie.

Le brouhaha des policiers et des ambulanciers n’avait pas tardé à attirer l’attention des journalistes. On tentait de son mieux de les garder loin du secteur enrubanné, toutefois, Juka remarqua ce même journaliste aux cheveux bouclés de la Tokyo Gazette alors qu’il se frayait un chemin jusqu’à lui. Il lui tourna le dos en se cherchant quelque chose à faire, histoire d’avoir l’air trop occupé pour lui donner une entrevue. Mais le journaliste fut plus rapide.

-Inspecteur, appela-t-il en arrivant presque à sa hauteur.

-Vous n’êtes pas supposé être ici, monsieur, répliqua-t-il, froidement.

-Appelez-moi Kamijo !

-Très bien, Kamijo. Les journalistes ne sont pas admis sur le terrain.

-J’aurais peut-être quelques informations à vous donner par rapport à la série de meurtres…

-Allons donc ! L’enquête d’un simple journaliste serait plus avancée que c’est de la police elle-même ?

-Ce n’est pas ce que je dis, mais…

-Excusez-moi, Kamijo, mais je n’ai pas le temps pour des sornettes ! le coupa-t-il.

-Mais…

-Je vous prierais de partir.

-Très bien, dans ce cas, je vous laisse ma carte… Contactez-moi si vous changez d’avis ! Mais sachez que certains détails que je détiens pourraient vous être drôlement utiles… pour ne pas dire… cruciaux.

Le blond prit ladite carte et la fourra dans sa poche avant même d’y avoir jeté un coup d’œil, seulement pour q’il s’en aille le plus rapidement possible. À son grand soulagement, c’eut l’effet escompté car celui-ci tourna les talons en s’éloignant d’un pas plus ou moins rapide. Il décida d’aller rejoindre You au laboratoire pour participer à l’étude de la bête. Ainsi, il échapperait à la cohue qu’il y avait à l’endroit où il se trouvait, même si par moment, le légiste était comparable à une tornade humaine.
Immédiatement après être monté à bord et d’avoir mis le contact, il éteignit la radio. Depuis que cette enquête avait pris de l’ampleur, il était devenu irritable et ce n’était certainement pas une animatrice de radio complètement stupide qui allait lui faire gagner un peu de patience. Il conduisit donc en silence, hormis pour les fois où il se mettait à râler contre les autres automobilistes, des chauffards, plutôt. Une fois arrivé au bâtiment, il montra sa plaque de policier à la réceptionniste qui n’eut pas à lui poser la question qu’elle avait au bord des lèvres pour le laisser passer. Il alla directement au principal laboratoire, il savait que You serait là. Il ignorait néanmoins qu’il n’y serait pas seul. Effectivement, il se trouvait avec son stagiaire presque tout aussi excentrique que lui et quelqu’un d’autre, un homme, il en était certain, celui-là, qu’il ne connaissait pas. Il salua Yuu et Hizaki puis se présenta à l’autre. Hora. Il était professeur à l’école où allait le plus jeune. L’élève lui avait donc parlé du cas ? En tout cas, pour l’instant, ce professeur semblait nerveux. Mais après tout, devant une telle découverte, n’y avait-il pas de quoi être mal à l’aise ? D’ailleurs, il parti avant que le légiste ne commence la dissection de la bête, disant que son petit ami l’attendait pour dîner. L’inspecteur soupira. Il n’y avait donc que des gars de ce genre autour de lui !

C’était donc lui le responsable de l’enquête don Hizaki lui avait parlé. Policier hors paire, avait-t-il dit… Mais qu’avait-il à craindre de ce blondinet trop grand, trop maigre, avec ces longs cernes noirs sous les yeux ? Rien de vraiment redoutable…
Mais, en ce moment, il avait d’autres soucis. Sa Cyanure ayant été tuée par un de ces crétins avant qu’elle ne lui rapporte le repas du soir, il devait se rendre à la supérette du coin pour acheter quelque chose pour se faire excuser ce nouveau faux-pas auprès de Kaya. Et ce soir, il travaillerait dur pour avoir la nouvelle génération de NVC le plus tôt possible. En attendant que la couveuse fasse son effet, il essaierait de trouver ce qui cloche dans le médicament de Kaya, mais aussi ce qui ne va pas dans son système immunitaire. D’ailleurs, il faudrait qu’il lui reprenne des échantillons de sang… Il commençait à en manquer. Après une petite course vite faite, il retourna chez lui tout aussi rapidement. Il adopta une tête d’enterrement en mettant les pieds dans la vieille maison.

-Tu arrives tard, lui fit remarquer le travesti, aussitôt la porte refermée.

-Je suis allé au laboratoire où travaille Hizaki…

-Pourquoi ? demanda-t-il, croisant les bras sur sa poitrine alors que ses yeux s’emplissaient de jaloux reproches.

-Cyanure est morte.

-Tant mieux ! Elle était si laide !

-Tu voudrais pas être un peu plus reconnaissant ? Je fais des tests ! Je sais qu’elle était abominablement affreuse ! Mais la beauté des NVC est bien la dernière chose que je veux leur apporter ! Ce qui importe le plus, ce leur intelligence… Et leur vue…

-Ouais… soupira-t-il.

-Écoute, commença-t-il en posant ses mains sur les épaules du plus petits. Regarde-moi, tu veux ?

Il ramena doucement son visage face au sien, du bout de ses doigts.

-Je fais de mon mieux, Kaya… Je fais mon possible pour les perfectionner le plus possible avant de les mettre à la couveuse. Mais il y a des choses que je ne peux pas prévoir. Moi aussi j’ai mes déceptions à chaque nouvelle génération, mais je sais qu’un jour, les New Vogue Children, nos enfants ! seront parfaits. Tu le sais aussi, n’est-ce pas ?

-Ouais… soupira-t-il encore en détournant les yeux.

-Et nous ne sommes pas loin de la perfection ! Bientôt, très bientôt, on pourra en laisser quelques-uns en liberté pour qu’ils débarrassent le monde des indésirables ! Et quand ce moment sera arrivé, je pourrai passer plus de temps sur ton médicament.

-Tu pourrais pas commencer par t’occuper de moi avant de t’occuper que des NVC ? demanda-t-il avec une moue.

-Kaya… Je…

-Mais moi aussi, j’aimerais sortir pour voir leur évolution ! l’interrompit-il.

-Non. C’est pas le moment.

-Pourquoi ?

-… Parce que c’est comme ça.

L’effeminé fronça les sourcils.

-Mais, tu…

-Je vais aller préparer le dîner, d’accord ? le coupa-t-il à son tour en le lâchant, prenant le chemin de la cuisine.

-Tu viens de dire que l’affreuse était morte ! Elle a pas pu te ramener quelque chose, si elle est morte ! Et pis t’arrête pas de dire que tu veux que je sois heureux et tout, sauf qu’on dirait que ce sont que des paroles en l’air ! On dirait que c’est pas vraiment ce que tu veux ! On dirait que… que tu veux pas que je sorte ! On dirait que t’as peur que je parte, si je sors tant qu’il y a tous ces cons, dehors ! Mais toi ! Tu t’en prives pas ! Et tu me laisses tout seul ! Et j’en ai marre ! Tellement marre ! J’en ai assez d’être confiné ici ! Je veux voir des gens !

Hora avait arrêté sa marche, dos à l’autre, les paupières serrées. Kaya profita donc de son dos tourné et de sa passivité pour sortie par la porte par laquelle le scientifique venait d’entrer. Il ne prit même pas la peine de la refermer, il se contenta d’essayer de se rendre le plus loin possible avant que le plus grand ne le rattrape. Mais bien qu’il ne courrait pas, la colère avait tellement montée en lui que le souffle vint à lui manquer. Il s’arrêta, une main sur la poitrine, tentant de respirer un peu mieux, mais rien n’y faisait, il semblait y avoir quelque chose qui lui oppressait la poitrine, faisant monter malgré lui les larmes entre ses cils. Il tomba à genoux, pestant comme il le pouvait contre la poussière qui venait salir ses vêtements. Il entendit vaguement des pas qui courraient dans le gravier, se rapprochaient de lui, mais il n’eut pas le temps de voir qui c’était, tout devint noir.

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New Vogue Children, chapitre 5

New vogue children
Chapitre V
Perfect Garden ?
 

Il faisait chaud, tout d'un coup. Ses paupières lui paraissaient plus légères aussi. Il se risqua à ouvrir un oeil. C'était un peu flou, mais il reconnu le décors de sa chambre. Il laissa retomber sa paupière en soupirant doucement. Retour à la case départ ? Ou alors peut-être était-ce vrai qu'on était mieux à l'intérieur...

Il sentait quelque chose contre lui. C'est de là que venait toute cette tiédeur apparemment. Il remua un peu, se tourna vers la source de cette chaleur et ouvrit les yeux pour de bon. C'était Hora, on dirait. Est-ce qu'il dormait ? Il ne voyait pas bien. Il avait du lui enlever ses lentilles bleues. Il se frotta les yeux, sentant cette texture-là sous ses doigts, il devina sans même avoir à les regarder qu'ils devaient être tout noir de maquillage. Ce n'est qu'à ce moment qu'il remarqua qu'il faisait assez sombre dans la pièce. Il devait toujours faire nuit, dehors.

-Tu vas mieux ?

Il sursauta en entendant Hora s'adresser à lui.

-Oui... murmurra-t-il difficilement, il avait la bouche sèche.

Il se râcla la gorge.

-Tu veux quelque chose ?

-De l'eau... j'ai soif...

N'ajoutant rien, le plus grand se leva et disparu de son champ de vision. Il se redressa dans son lit, plaçant ses oreillés dans son dos puis se pencha sur la table de chevet à la recherche de ses lunettes carrées à fine monture en métal peinte en rouge assez foncé. Il les posa sur son nez dès qu'il les trouva. Il vit le scientifique revenir avec un grand verre d'eau probablement fraîche qu'il lui tendit. Il le prit, en bu quelques gorgées puis le posa sur la table, à côté.

Hora vint s'asseoir à côté de lui sur le matelas, par-dessus les draps et le laissa poser sa tête sur son épaule. Il passa un bras autour de son cou et sa main alla jouer dans ses cheveux.

-C'était stupide de ta part de t'énerver pour si peu, dit-il après un moment et de façon assez crue.

-... Excuse-moi...

-C'est plutôt à toi-même que tu devrais présenter tes excuses. C'est pas moi qui suis malade.

-Je sais...

-Si tu veux me demander pardon, c'est pour m'avoir fait aussi peur !

-Je suis désolé... je... sais pas ce qui m'a pris...

-Non, bien sûr... Tu vois, maintenant, pourquoi j'aime pas trop que tu sortes ?

-... Oui...

-Y aurait personne pour veiller sur toi ! Et si tu faisais une nouvelle crise, y aurait personne qui saurait quoi faire !

-... Je sais... Excuse-moi... Tu dois être fâché après moi, maintenant...

Il l'embrassa au sommet de la tête en resserrant son étreinte.

-Du tout...

-Ah...

-Voyons, Kaya ! Si y a quelqu'un à qui j'dois en vouloir, c'est à moi-même...

-Dis pas ça, Hora... Tu fais rien de mal...

-Mais je fais en sorte que tu veux t'enfuire...

-... Ce... C'était... passager, j'imagine...

-Hum...

Il y eut une pause.

-Dis, Hora...

-Oui ?

-Tu allumerais le téléviseur, s'il te plaît ?

-Tout de suite, mon coeur.

Il fit comme demander puis retourna le prendre dans ses bras en lui emportant la télécommande. Il zappa pendant un moment, mais finit par le laisser sur un vieux film en noir et blanc à peine plus intéressant que le reste.

-Quel navet, quand même... remarqua-t-il à la fin de la présentation. Il est quelle heure pour qu'il n'y ait que ça à la télé ? demanda-t-il au scientifique.

Il arrive six heures...

-Ah... Ça sera le bulletin de nouvelle du matin !

Il passa au canal où ce bulletin était diffusé. Il regarda l'écran sans vraiment voir ou écouter ce qu'il s'y passait en attendant que le journal commence, se blotissant contre son compagnon.

Puis, la musique thèm habituelle de la diffusion se fit entendre, il augmenta un peu le volume et regarda attentivement ce qui était diffusé. Il y avait un reportage sur leur New Vogue Children, ils avaient interrogé le resposable de l'enquête. Et ce fut comme si le son avait été coupé, il ne voyait plus que l'image, son image. Il était captivé par ce blond, quoiqu'apparemment un peu trop maigre et à l'air fatigué, qui parlait devant la caméra.

-C'est qui lui, exactement ? demanda-t-il à Hora quand on passa à un autre reportage.

-Hum... Ben t'écoutait pas ? Ils l'ont dit... C'est l'inspecteur Juka... Normalement, il aime pas les journalistes... C'est un peu comme un miracle qu'ils aient pu le questionner...

-J'aimerais bien le rencontrer... lui parler, savoir ce qu'il a découvert à propos des enfants... Savoir ses hypothèses, ce qu'il pense de tout ça...

-T'avais qu'à écouter, ils l'ont dit...

-Ah...

-Probablement que Hizaki va venir, après les cours, ce soir... Il veut voir le processus de fabrication des NVC...

-Génial... Je vais enfin le rencontrer... fit-il, sarcastique.

-Parle pas sur ce ton ! Je suis certain que vous allez bien vous entendre !

-T'as pas plutôt peur qu'il nous balance ?

-Non, je connais bien Hizaki et il ne ferait pas ça...

-Mais s'il le faisait ?

-Non, il n'est pas comme ça. Il n'a qu'une curiosité scientifique, je lui fais entièrement confiance.

-Hum... Je vais aller prendre une douche...

-Allez, sois pas jaloux. Tu sais que pour moi, il n'y a personne d'autre que toi...

Il venait à peine de se rendre sur le site de la dernière attaque que déjà un journaliste (tiens, c'était encore celui-là ?), avec un caméraman, s'amenait vers lui.

-Bonjour, inspecteur !

-Qu'est que vous faites encore là ?

-Accepteriez-vous de répondre à quelques-unes de mes questions ?

-J'ai refusé tout juste hier.

-Peut-être auriez-vous changé d'avis entre-temps ?

-Malheureusement pour vous, non.

-Écoutez, j'ai promis un reportage avec l'inspecteur en chef de l'enquête à mon patron, alors si vous tenez vraiment à garder ce poste, je vous conseille de vous prêter au jeu. Le Fédéral peut tout aussi bien s'occuper de l'affaire que vous.

Le policier lui jeta un regard presque haineux puis accepta à contre coeur de répondre aux questions de Kamijo qui avait gagné un air victorieux.

Comme toutes les autres auparavant, cette journée fut ennuyante et incroyablement longue. Hora travaillait et une fois de plus, il s'était retrouvé seul dans leur maison qui lui paraissait maintenant si vaste. Il lui semblait qu'il aurait pu s'y perdre. Il s'était installé au bord d'une fenêtre plutôt large donnant sur le porche au devant de la vieille maison pour continuer la lecture de son livre, toutefois, ce qu'il se passait à l'extérieur lui semblait plus intéressant que le bouquin ouvert qu'il avait posé sur ses genoux. Il pleuvait un peu, seulement quelques gouttes, mais pas assez pour cacher entièrement le soleil. Il ne le voyait pas, mais il devait sûrement y avoir un arc-en-ciel. Il ne pouvait pas sortir... Mais Hora n'était pas là, après tout... Il pesa un instant le pour et le contre puis finit par se dire que finalement, Hora ne reviendrait pas avant longtemps. Il eut un sourir. Il referma son livre après y avoir soigneusement placé son signet et le posa sur la table d'appoint. Il se leva pour aller à la salle de bain, retoucha un peu ses cheveux et son maquillage, il lissa ses vêtement, puis se sourit ironiquement dans la glace. C'était futile, il n'irait que dans le jardin... Il baissa les yeux. Il y avait si longtemps qu,il y avait mis les pieds. Il y avait tellement longtemps que le scientifique ne voulait plus qu'il sorte parce qu'il disait qu'il avait la santé trop fragile. Le coeur battant légèrement plus rapidement qu'à l'habitude, il alla mettre ses chaussures à plateforme et son long manteau en laine (D'ailleurs, pourquoi avait-il encore un manteau s'il ne pouvait jamais sortir ?). Aussi, il enroula une longue écharpe rouge et satinée autour de son cou et sortit par la porte donnant sur la court arrière de la maison.

Il se traita mentalement d'idiot d'avoir cru y trouver un magnifique jardin fleuri. C'était peut-être seulement parce que l'hiver arrivait à grand pas, mais tout semblait mort. Il se raisonna en se disant que Hora n'était jamais sorti par cette porte en disant qu'il allait jardiner. En fait, il ne disait jamais rien lorsqu'il sortait par là. Il fit quelques par dans l'herbe qui, à une autre époque, avait dû être longue et verdoyante, maintenant, elle ne formait qu'un étalement jaunâtre qui craquait sous ses pas. Ici et là, il avait dû y avoir des plate-bande, des arbustes, plein de plantes qui avait dû faire son charme au jardin, mais il ne se souvenait pas. Et maintenant, seul un ou deux vieux arbres s'entêtaient à y vivre. Ça l'attrista. Il avait envie de redonner vie à cet endroit, mais l'autre ne le laisserait jamais aller en ville, chez le botaniste, pour aller chercher quelques choses qui pourraient égayer la cour.

Il soupira lorsqu'il posa sa main sur le tronc du plus gros arbre qu'il y avait là. Il leva la tête vers les feuilles rougies par le manque de lumière de l'automne. À cet instant, il aurait aimé être plus instruit et avoir pu le nommer. Un sourire triste ourla ses lèvres. Ça lui rappela les nombreux mois qu'il avait passé à l'hôpital, lorsqu'il était adolescent, à cause de sa maladie qui l'avait fait entrer dans une sorte de commas... Et quelques temps après son hospitalisation, sa mère s'était tuée avec sa soeur dans un accident de voiture. Son père était venu le voir, en larmes. Ça avait été la seule fois où il l'avait vu pleuré. Il lui avait dit d'être fort, que les étapes de la vie étaient parfois dures, mais qu'elles devaient être surmontées. Il lui avait aussi di de ne pas suivre son exemple et qu'il avait toujours été fière de lui, même si la plupart du temps, il ne le montrait pas. Et il était parti. À ce moment-là, Kaya n'avait pas compris que son père venait de lui faire ses adieux. Ça n'avait été que quelques jours plus tard qu'il avait été informé de son suicide. Il ne lui restait alors plus que Hora, comme toujours, depuis et qui, étant plus vieux que lui de quelques années, étudiait à cette même université où il était maintenant professeur. Il fut ramené à la réalité par la sensation d'une larme tiède traçant son sillon sur sa joue refoidie par l'air ambiant. Il n'essaya même pas dela dissimuler ; il était seul, de quoi devait encore de cacher ?

Il contina de promener son regard sur les plates mortes jonchant la terre déséchée qui essayait de boire l'eau de la pluie presque absente comme elle le pouvait. Un tas de terre fraîchement battue attira son attention. Il s'en approcha et vit que de l'autre côté, quelques croix étaient plantée. Chancune portait une inscription, un nom différent qu'il lu à voix haute : Carmine, Shad, Kuro, Saturn, Succubus, Zetsubou... Cyanure... Et devant cette dernière, un grand trou avait été creusé à la pelle. Hora tenait donc vraiment tant que ça à ces bestioles... Il tenait vraiment à leur créer l'enfant parfait à l'âme vengeresse qu'ils ne pourraient jamais avoir de façon naturelle...

Pendant une fraction de seconde, il s'imagina étant femme avec un gros ventre rond, enceinte. Puis, il éclata de rire, mais ce n'était pas en rire joyeux parce que l'image dans sa tête avait de quoi se marrer, c'était plutôt un rire hystérique, presque fou, désespéré... Et quand ses jambes commencèrent à trembler et que son souffle vint à lui manquer, il préféra rentrer plutôt que de rester à l'extérieur et de risquer de salir encore ses vêtements, de boue cette fois, pour avoir défaillit dans dans cet endroit d'une tristesse presque morbide. À peine eut-il remis les pieds à l'intérieur que, n'en pouvant plus de toutes ces larmes réprimées au fil du temps, il tomba de nouveau à genous pour élcater en sanglots, de toute façon, ses jambes ne pouvait plus le soutenir. Tant de pensées se bousculèrent alors dans son esprit.

"Mais quelle sale tête j'aurais si Hora arrivait maintenant ! ... Comment est-ce possible d'être aussi peu heureux et de toujours espérer qu'un jour, tout ira mieux alors qu'on sait très bien que ça n'arrivera pas ? ... Il fait froid... Pourquoi ai-je cette stupide maladie ! Elle m'empêche de faire tant de chose ! ... Je ferais peut-être bien de juste mourir... Non... non... Pas avant de l'avoir connu... Pourtant... avec la mort... j'aurais des bras dans lesquels dormir pour l'éternité... Et si je n'étais jamais né ? ... J'en ai marre de tout ça ! ... Et pis on s'en fiche bien que Hora me voie comme ça, c'est pas comme si c'était la première fois... Mais je suis allé dehors... J'espère qu'il va revenir bientôt... J'ai tellement besoin de lui... Je suis si faible... Faible... Rien d'autre qu'un vulgaire insecte..."

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17 mars 2008

New Vogue Children, chapitre 6

Désolée y'a quelque problèmes avec les accents, je sais... Je copie ce que j'ai déjà posté sur FanFiction.net et pis le site étant anglophone, ben il aime pas trop les accents, on dirait...


New vogue children
Chapitre VI
Seul

Il s'était calmé ou du moins, il avait arrêté de pleurer après un moment et le silence était retombé dans la maison. Il se releva en replaçant ses vêtements puis, sans même prendre la peine d'enlever ses chaussures, Êla semelle desquelles une fine couche de boue s'était collé. Cette fois, il était bien décidé, il allait sortir et personne l'en empêcherait puisque Hora était au travail. Il s'assit àsa coiffeuse et commença Êeffacer les traces de ses pleurs puis retoucha son maquilla et prit aussitôt la direction de la porte d'entrée. Il l'ouvrit rapidement et voulu sortir avec tout autant d'élan, mais il se retrouva le nez estampé dans une étoffe humide de pluie.

-Tu allais où, comme ça ? l'interrogea la voix de Hora.

-Euh je... Ben tu sais, prendre l'air...

-Il pleut, tu ne sortiras pas, tu vas attraper froid !

Son regard bleuit par ses lentilles tomba sur ses chaussures alors qu'il se mordillait la lèvre inférieure.

-Allez, range-moi ça ! Et pis, tu sais, tu ne me cacheras jamais le fait que tu es tout de même allé dehors pendant mon absence... Avec des chaussures aussi sales...

-Mais je ne suis qu'aller dans le jardin... dit-il innocemment, rappelant un enfant,

-C'est déjàbien assez pour attraper une pneumonie qui pourrait te tuer !

-Mais j'ai besoin de changer d'air ! Et pis il est laid notre jardin ! lança-t-il avec une moue.

-Tes plantes sont làpour te rafraîchir l'air, dans ta chambre. Et pis qu'est-ce que j'en ai àfoutre que notre jardin soit laid ! On y est jamais, donc j,ai arrêté de l'entretenir... En plus, tu peux pas sortir, il aurait fallu que ce soit moi qui se charge de tout, encore !

-J'aimerais avoir un rosier...

-Ça se vend pas en pot, dit-il fermement.

-Justement ! On aurait pu le planter pas loin et...

-Tu-n'as-pas-le-droit-de-sortir ! s'écria le scientifique, l'autre restant bouche bée pendant un moment alors qu'ils se fixaient avec intensité.

-Je te déteste, Hora ! cracha-t-il avant de prendre la direction de ses quartiers.

Celui-ci avait plus ou moins essayé de le retenir, de toute façon, il savait qu'il viendrait lui présenter ses excuses sous peu.

Toutefois, quelqu'un se raclant la gorge derrière lui le fit sursauter.

-Excusez-moi, Hora-sensei, je vous ai fait peur...

-Ah, Hizaki, c'est toi... Tu n'as rien entendu de tout ça, tu veux ?

-Ah, d'accord... C'était Kaya ?

-Oui, soupira-t-il.

-Il est malade ?

-Cherche pas àen savoir plus.

-Ah je vois... Ça marche plus très fort entre vous deux, c'est ça ?

-VoilÊ! Oui, c'est ça ! fit-il, énervé. Maintenant, tu te fais silencieux et tu me suis au labo.

Le jeune blond acquiesça d'un signe de tête et lui emboîta le pas.

oOoOo

C'était injuste ! Tellement injuste!

Il claqua la porte.

Pourquoi avait-il cette fichue maladie ?

Il enleva rageusement ses chaussures puis son manteau qu'il laissa par terre.

Et d'ailleurs, c'était quoi cette maladie qui le forçait Êrester caché ?

Il fit de même avec son écharpe, mais fut alors pris d'un vertige. Une de ses mains prit appui sur le mur le plus près tandis que l'autre s'était pressée contre son front. Il avança tant bien que mal jusqu'àson lit et se laissa tomber sur son lit, ne tentant même pas d'échapper aux ténèbres qui se refermaient sur lui, il l'espérait, une bonne fois pour toute.

oOoOo

L'étude du corps de la bête humanoïde avait duré jusqu'Êtard dans la nuit. Jamais Jasmine n'avait vu d'animal comme ça auparavant. Certains organes, certaines parties de son corps avait l'air tellement humains... Il ne se retenait pas pour dire ses remarques tout haut pour informer Juka d'où il en était, notant, en même temps, tout ce qu'il découvrait dans son ordinateur.

-Je dois dire que je suis déconcerté, dit-il une fois qu'il eut terminé, enlevant ses gants tachés de sang pour les mettre dans la poubelle où un auto-collant sur lequel le sceau de "Bio-Hazard" était imprimé.

-Je croyais que tous les animaux sur terre avait été découvert... fit le policier.

-Non... On n'a pas fini d'explorer les fonds marins... Mais bon... Il est évident que ça, ça vient pas de lî.. Demain, je ferai un analyse de sang... Ça ne m'étonnerait pas qu'on soit rendu assez loin en génétique et clônage pour qu'on puisse faire ça...

-Faire ? Tu veux dire qu'on aurait... fabriqué cette chose ? demanda l'inspecteur, perplexe.

-C'est pas impossible, c'est tout ce que je dis.

-Bon Dieu de merde ! Mais qui serait assez fou pour créer ce genre de... truc !

-J'en ai aucune idée, Juka... Mais celui qui a fait ça, si c'est vraiment une création humaine doit pas avoir toute sa tête, hein ? fit le légiste avec un sourire nerveux.

-Hum...

-Enfin... Tu ferais bien de rentrer... Yuko doit s'inquiéter... Tu devrais t'occuper plus d'elle que de l'enquête, tu sais... Elle n'en a plus pour longtemps àêtre enceinte, tu le sais bien...

-Je sais...

-Et je suis sûr que tu lui manques...

-Ça va, hein ! Vous me répétez toujours la même histoire !

Jasmine You soupira en l'invitant àsortir du labo. À l'extérieur, ils prirent chacun une direction différente.

oOoOo

-T'imagines tout ce que tu pourrais gagner si tu faisais part de tes recherches au monde scientifique ! s'exclama Hizaki lorsque Hora eu terminer de lui expliquer le processus de fabrication des New vogue children, lui démontrant le tout en en faisant un nouveau.

-Peut-être... Mais ça ferait scandale...

-Sur le coup, oui, mais par la suite, on réaliserait àquel point tes recherches étaient avancées !

-J'ai pas envie d'une gloire posthume... Et... Kaya non plus...

-... Je vois...

-Tu sais quand il sera possible d'aller récupérer le corps de Cyanure ?

-Qui ?

-Cyanure... La NVC qu'ils ont tuée...

-Oh... Euh... et bien... Je peux t'arranger une nouvelle rencontre avec Jasmine... Et pendant ce temps-lì en disant que je veux la faire préparer àl'embaumement ben... àla place le la foutre dans leur camion, je le mettrai dans le coffre de ta voiture ?

-C'est pas un peu risqué ?

-Elle petite, elle entrerait bien dans une grande valise... ou une grande boîte...

-Ça ferait moins louche une grande boîte...

Il soupira en se passant une main sur le front.

-Enfin... Celui-làen a pour un ou deux jours àfinir de se former dans l'incubateur... On restera pas ici pendant tout ce temps... Ça te dirait d'aller boire un verre ?

-Je... je suis pas certain que c'est une bonne idée, Hora...

-... Ah...

-Tu as déjàquelqu'un dans ta vie et moi aussi...

-Oh ! Mais je parlais pas de sortir dans ce sens là!

-Tu devrais plutôt t'occuper de Kaya, je crois... Il avait l'air tellement triste tout àl'heure... Peut-être que tu ne t'en rends pas compte, mais lui a besoin de toi... Surtout s'il est malade.

-Oui... Eum...

Il semblait àHizaki qu'il cherchait ses mots pour ajouter autre chose.

-Oui ? l'incita-t-il àcontinuer

-C'est qu'il me fait de plus en plus de crise... Il veut s'en aller... Mais s'il s'en va... qui s'occupera de lui ? Et tout ça fait qu'il finit par perdre conscience...

-Raisons de plus pour rester avec lui.

-Je sais plus trop quoi faire, en fait...

-T'as un petit pois àla place du cerveau, Hora ? Occupe-toi de lui, j'te dis !

-Oui, mais...

-Sh ! Tu disais pas que tu travaillais sur un médicament pour lui ?

-Oui...

-Bon, alors travaille dessus pour qu'il puisse se remettre plus vite... Ou au moins laisse-lui croire qu'il sera guérit bientôt en lui disant que tu travailles dessus !

-Ça serait pas honnête...

-Comme si tu lui cachait rien, en ce moment !

-...

-Si tu te posais la question, non, j'suis pas aussi tarte que j'en ai l'air et je sais que t'as des secrets que tu gardes pour toi-même... Tout le monde en a, de toute façon... Et quand une personne 100 pourcents honnête existera, les poules auront des dents, les éléphants voleront, la lune sera bleue et ça sera pendant la semaine des quatre jeudis ! Allons, fais pas cette tête-lì on dirait que la face va te tomber !

-Ouais... bon...

-J'vais m'en aller... Tu vas pouvoir passer du temps avec Kaya...

-Oui... Et eum... pour demain... ?

-J'oublirai pas, t'inquiète !

Ils se turent et Hora conduisit Hizaki jusqu'àl'entrée où il le laissa partir pour prendre la direction de la chambre de Kaya. Il frappa quelques petits coups àla porte.

oOoOo

Il se réveilla la tête lourde. Il avait entendu quelque chose, lui semblait-il. Mais quoi ?

Des coups àla porte... Hora qui appelait doucement son nom. Il senti pourtant une pointe d'inquiétude dans sa voix.

Il se leva lentement, pourtant, sa tête se mis àlui tourner, comme s'il avait fait un mouvement trop brusque. Il ferma les yeux en fronçant légèrement les sourcils ; Hora frappa encore àla porte, semblant de plus en plus inquiet, il essayait maintenant d'ouvrir la porte verrouillée.

-J'arrive... fit-il d'une voix un peu trop incertaine àson goût.

-Mais ouvre, enfin ! Tu m'as fait peur, là! s'écria le scientifique, de l'autre côté du panneau.

-Ouais, souffla-t-il en marchant lentement vers la porte en prenant appuie sur le mur ; sa tête lui faisait anormalement mal, il en perdait l'équilibre.

Il finit par arriver àla porte et l'ouvrit lentement sur l'autre qui écarquilla les yeux quand il le vit.

-Seigneur, t'es blanc comme un linge, Kaya ! s'exclama le plus grand en l'attrapant par la taille en le voyant tanguer dangereusement.

-Je me sens pas spécialement bien non plus... murmura-t-il en enfouissant sa tête dans la chemise de l'autre.

L'autre main de Hora se glissa alors jusqu'en arrière des genoux du plus jeune et il le souleva pour aller le porter dans son lit. Il vit une larme rouler sur sa joue pâle, il s'empressa de l'essuyer.

-Pleure pas, mon ange...

-J'en ai marre... Je pourrais pas juste... m'endormir et plus jamais me réveiller ?

-Dis pas ça ! Je te laisserai pas mourir, Kaya... Je te le promets, je vais te guérir ! Un jour tu sera plus malade, je le jure ! Et on sera heureux, toi et moi, ensemble... Avec nos New Vogue Children... Et j'aurai ànouveau du temps pour m'occuper de notre jardin... Avec toi... Hein ?

-Ça fait tellement longtemps que tu me dis ça... J'en peux plus d'attendre... J'en ai assez de... d'être toujours aussi seul... Si au moins j'avais quelqu'un avec qui passer du temps... Même si c'est pas toi...

-Je... je sais...

-Tu me manques, Hora... Je sais que c'est égoïste... Mais j'aurais envie que tu prennes soin de moi... Juste une journée... Que t'ailles pas au labo, que t'aille pas au travaille... juste que tu restes avec moi... Même si on fait rien, au moins j'aurais pas l'impression d'être seul àrien faire... Et si tu peux vraiment pas te passer du travail ou de ton labo... au moins trouve-moi quelqu'un pour... pas te remplacer... mais juste... un compagnon...

-Je comprends... Et je suis désolé... je... je vais essayer de faire mieux... répondit-il en lui caressant doucement une joue. Je t'aime.

-L'alité sourit faiblement. Une lueur d'espoir passa dans son regard.

-Ça faisait longtemps que j'avais entendu ça, il me semble... dit-il en reniflant.

-Tant que ça ?

Son sourire s'attrista.

-Oui... souffla-t-il en hochant affirmativement la tête.

-Excuse-moi... Je dois vraiment passer trop de temps loin de toi sans m'en rendre compte... Excuse-moi... Je t'aime, je devrais pas te paraître si distant...

-Tu réalises, maintenant... Tu comptes rattraper le temps perdu ?

-Ça m'incite à quoi, ça ? retourna-t-il avec un sourire.

-Oh... mais à tout ce que tu veux ! Tant et aussi longtemps que c'est avec moi...

-Dois-je comprendre que tu vas mieux ?

Kaya sourit, pencha la tête sur le côté et haussa les épaules. Il avait enfin l'impression d'avoir un peu d'importance pour l'autre, pourtant, il sentait que dès le lendemain, tout serait redevenu comme avant... Il valait mieux profiter du moment tandis qu'il était là...

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New Vogue Children, chapitre 7

New vogue children
Chapitre VII
Feminine Beauty

Pourtant, le matin suivant, il se réveilla avec un petit déjeuner fraichement préparé posé sur un plateau sur la table de chevet àsa gauche. Il eut un sourire attendri. Il entendit Hora se râcler la gorge àl'entrée de sa chambre ; d'une main, il tenait une unique rose, une rose rouge, de l'autre, il tenait un petit vase en verre. Il sourit de plus belle.

-Bon matin, mon amour, lui dit le scientifique en posant le vase sur la table, àcôté du plateau.

-Bon matin, lui répondit le travesti en s'asseyant sur le matelas, un maintenant grand sourire aux lèvres.

-Je t'ai préparer ton petit déjeuner avant de partir travailler...

-J'ai vu... Merci.

Hora lui retourna son sourire et alla poser un baiser sur son front, lui caressant les cheveux au passage puis se penchant pour aller embrasser ses lèvres.

-Je reviens tout de suite quand je finis ma journée, d'accord ?

-Tu reste pas pour prendre ton petit déj' avec moi ? demanda Kaya avec une moue.

-Désolé, je vais être en retard...

-Ah...

-Le week-end arrive... Je vais passer plus de temps avec toi une fois qu'on en sera lì d'accord ?

-Ouais... se résigna-t-il.

-Je t'aime, dit-il en l'embrassant ànouveau avant de partir.

-Et moi, je commence àme le demander... murmura-t-il lorsqu'il eut refermé la porte.

Il soupira en jetant un regard au plateau qui l'attendait. Après tout, il n'avait pas vraiment faim...

Il alluma le télévision, question d'avoir un bruit de fond, un semblant de présence dans la demeure, et alla prendre une douche rapide avant de s'occuper àse faire "belle". Il ouvrit grand les portes de sa vaste penderie, s'interrogeant quant àce qu'il allait porter. D'une part, le fait d'en vouloir àHora de l'avoir une fois de plus laissé seul avec lui même, préférant aller travailler que de passer du temps avec lui ne lui donnait guère envie de porter quelle couleur que ce soit, de l'autre, comme il lui avait promis qu'il rentrerait immédiatement après le travail, pour pourvoir être avec lui, supposa-t-il, il voulait lui plaire et revêtir quelque chose de désirable, de saillant, qui ferait en sorte qu'il remarquerait qu'il avait pris le temps de se préparer non seulement par plaisir, mais aussi pour lui, pour lui démontrer qu'il tenait àlui en prenant la peine de penser àce qu'il pourrait préférer le voir porter...

Son choix s'arrêta sur un ensemble rouge sombre, presque bourgogne, un haut en velours àmanches bouffant au niveau de ses épaules, qui se resserrait sur son bras par une bande de tissus doré et qui se finissait par un évasé en satin de la même couleur brodée de motifs floraux noirs ; le corsage était divisé en trois, toutes coutures dissimulées sous ce même ruban or, la section centrale étant du même étoffe satinée que les manches et au centre de sa poitrine, trônait une rose en tissu, couvrant la bordure en dentelle assortie aux rubans, le col, quant àlui, portait une colerette en éventail de la même couleur lui remontant derrière la tête. À ce haut était agencé une longue jupe donnant l'impression qu'il en portait deux, celle du dessus, brodée comme les autres pièces de satin, s'ouvrant comme un rideau sur un scène retenu par le même genre de fleurs artificielles qu'il avait au haut ainsi qu'au bas complètement de la jupe, elle aussi bordée de cette dentelle, sur celle du dessous taillée dans un tissu identique, les broderies en moins, au bas orné d'une superposition de dentelles métalliques ou noires, le tout revêtu sur une paire de bas collant retenus par une porte-jaretelle noir en délicate dentelle. Il choisit des gants métalisés assortis au reste dans un tiroir et les posa sur son lit. Il ne les mit pas tout de suite, il devait d'abord se maquiller puis se coiffer.

Il referma la penderie et alla vers la grande armoire en bois sombrement teint et verni dans laquelle il entreposait tous ses perruques et ses postiches capillaires, hésita entre les boucles noires et la perruque qui était presque du même rouge que sa robe, puis finit par prendre cette dernière, se disant qu'il portait l'autre option assez régulièrement. Il sécha ses cheveux naturels encore humide de la douche qu'il avait prise et se les tressa, malgré leur plutôt courte longueur, de manière àavoir le visage dégagé pour faire son maquillage puis mettre sa perruque en place par la suite. En attendant, il la posa sur la surface de travail de sa coiffeuse, loin de tout produit maquillant, démaquillant et capillaire et, en ouvrant un pot de crème hydratante pour s'en mettre au visage, se mit àréfléchir àcomment il pourrait bien se maquiller. Il commença par mettre ses lentilles bleues, puis il continua avec un fond de teint légèrement plus pâle que le ton de sa peau puisqu'il l'avait toujours trouvée trop foncée, bien que plus pâle que celle de n'importe qui d'autre qu'il voyait àla télé. Toutefois, dans ce cas-ci, le carrément blanc n'aurait pas été approprié, pensait-il. Après cette tâche, il regarda tous ses petits pots contenant tous une couleur différente, les effleurant un àun du bout de ses doigts, se disant àmi-voix que le vernis àpeine écaillé sur ses ongles "était àrefaire".

Puis, il se rappela qu'il devait d'abord poser ses faux-cils. Comme àtoutes les fois qu'il sdevait choisir lesquel ferait le mieux avec le reste de son maquillage, il se maudit mentalement d'être né, comme une grande majorité des Japonais, avec des cils aussi courts.

Quand il en eut terminé avec cette partie, il prit une couleur qui se trouvait àmi-chemin entre le rose corail et le beige, pâle, àpeine visible sur ses paupières, qu'il appliqua, justement, sur l'ensemble de chacune d'elles avant d'ouvrir le boîtier d'une seconde teinte, un peu plus foncée, tirant plus sur le taupe que la précédente. Il n'appliqua celle-ci que sur la partie mobile de ses paupières. Il contourna celle-ci ainsi que le coin de son oeil avec la teinte pas très loin de la plus foncée de toute cette gamme de couleur. Et il borda ses cils synthétique d'un épais trait de crayon traceur noir, faisant bien attention àce que la ligne soit égale et parfaitement délimité.

Il se jeta un coup d'oeil global dans la glace. Satisfait, il se sourit et rangea ses pinceaux bien essuyés de tout excédant de poudre qu'ils auraient pu contenir.

Les lèvres, maintenant. Il ouvrit un tiroir àsa gauche et son regard détailla l'éventail de couleur s'offrant àlui, autant en crayons qu'en tubes. Un des traceurs semblait àpeu près assorti àson ensemble, il choisit un tube d'un rose un peu plus pâle pour aller avec. Avec ce premier, il retraça minutieusement la forme de sa lèvre supérieure légérement au dessus de l'originale, lui donnant ainsi une forme plus ronde, plus féminine. Il fit de même avec sa lèvre inférieure, mais en suivant sa ligne extérieure, cette fois. Il finit sa coloration en emplisant la forme qu'il venait de créer avec le rose.

Il leva une nouvelle fois les yeux vers son reflet dans le miroir. Bien, mais il manquait quelque chose, un détail, une petite touche d'originalité. Il se souvint alors d'un de ces groupes de Visual Kei qu'il avait cu àla télé, lors d'une émission spécialisée ; ils avaient tous comme ces petites pierres autocollante sur leur joue, sous leurs yeux, il avait trouvé l'idée intéressante et avait réussit àconvaincre Hora de lui en acheter. Il n'avait encore jamais essayé, c'était donc le moment propice pour ce faire. Ce fut donc pourquoi, quelques minutes plus tard, il se trouva àavoir trois petites pierres ronde entre le rouge et le rose sous chaque oeil, disposée en allant vers l'extérieur.

Contant du résultat, il décida que c'était maintenant le temps de mettre sa perruque en place, ce qu'il fit méticuleusement, il ne voulait pas que tout ça ait l'air faux, même si, au fond, ça l'était de toutes parts. Il fit une une nouvelle moue en plaçant les dernières mèches. Il s'était une fois de plus demandé ce que les choses auraient été s'il avait été une femme. Il chassa cette pensée en secouant la tête : Il était très bien tel qu'il était... N'est-ce pas ?

-Bien sûre que je suis bien comme je suis ! ... C'est seulement...

Il soupira tristement.

-C'est seulement que Hora... C'est... rien du tout...

Mieux valait penser àautre chose.

Il s'empara alors de sa bouteille de dissolvant àongle et d'un morceau de coton pour enlever ce qu'il lui restait de vernis de la dernière fois qu'il en avait mis. Quand il n'y eut plus rien àdissoudre, il saisit le flacon de laque noire et se mit àla tâche, faisant gare àne pas trop déborder de ses ongles.

La sonnette de la porte d'entrée se fit entendre et ça le fit sursauter. Il n'était plus habitué àce son, il en avait presque échappé son applicateur.

Il se leva d'un bond, le petit pinceau toujours entre les doigts et de dépêcha àaller répondre, marchant àpetits pas rapides dans le couloir. Qui ça pouvait bien être ? Personne ne sonnait chez eux, normalement... Mais il n'allait pas s'en plaindre, après tout, même si ça ne durait que quelques secondes, au moins il aurait un contact humain. Il alla donc ouvrir, tout sourire.

-Bonj... jour...

Son coeur rata un battement. C'était lui ! C'était l'homme de la police qui avait capté son attention, lors du bulletin de nouvelles... Juka, c'était bien ça ? Un inspecteur qu'avait dit Hora...

oOoOo

-Tu ferais bien d'aller voir le patron, redit-il avec une voix de fausset en imitant un de ses collègues, mon cul, ouais !

En effet, l'inspecteur Juka était plutôt contrarié. Son patron venait de lui annoncer qu'il avait été retiré de l'affaire de ces enfants-singes cannibales puisque l'enquête avait été remise ànulle autre qu'àla police fédérale. Il avait donc décidé, sur l'impultion et la colère du moment, de tout simplement démissionner. Qu'allait-il dire àYuko, lui avait-on demandé. Et il avait répondu qu'il ne le savait pas et que c'était làle dernier de ses soucis pour l'instant, le tout jeté sur un ton catégorique. En réalité, il avait déjàune réponse toute faite àdonner àsa femme, mais les gens du poste du police n'avait pas àle savoir.(1)

En rangeant les affaires de son maintenant ancien bureau, il retrouva la carte un peu chiffonnée de "ce fichu de Kamijo" et ce qu'il lui avait dit lui revint en tête : "Sachez que certains détails pourraient vous être drôlement utiles". Peut-êtrre est-ce que ce qu'il lui avait dit n'était pas que du baratin ? Mais le journaliste l'avait aussi menacer de faire en sorte que l'enquête passe aux mains de l'autre police... Peut-être était-ce lui qui avait fait changer les choses dans ce sens ? Si c'était le cas, il se jura de lui faire passer un sale quart d'heure. Enfin, pour l'instant, une chose était sûre : il n'arrêterait pas ses recherches pour autant et il se bénit d'avoir penser àgarder une copie de tous ses documents dans son ordinateur personnel.

Sur le chemin du retour àla maison, il prit plusieurs grandes inspirations pour se calmer pour que l'histoire qu'il allait raconter àson épouse lui semble plus vraie. Et ça eut l'air de faire son effet puisqu'il entra dans l'appartement avec un grand sourire.

-Tadaima ! lança-t-il en refermant la porte.

-Okaeri, fit la voix surprise de Yuko en provenance du salon. Tu rentres tôt, aujourd'hui !

Elle se pointa dans le couloir.

-J'ai demandé àtravailler àla maison, ces prochains. Comme ça, je vais pouvoir m'occuper un peu mieux de toi... Et du bébé, quand il naîtra !

-Tu as vraiment demandé ça ?

-Ben si... ça te fait pas plaisir ?

-Si, si... C'est juste que... ça me surprend, venant de toi...

Il haussa les épaules en souriant. Puis, il prit la direction de son bureau, embrassa la femme enceinte au passage, et s'y enferma. Il rangea sommairement ses affaires puis il repensa àl'autre journaliste. Il se résigna donc àl'appeler pour le questionner quant àce qu'il savait de si important sur l'affaire, sans non plus oublier de lui mentionner que c'était maintenant la police fédérale qui était aux prises avec cette histoire.

Au bout de près de 30 minutes d'asticotage, il finit par apprendre que Kamijo n'avait rien fait pour que la police du pays prenne les choses en mains, et que, s'il voulait en savoir plus quant aux créatures sordides, il devait se rendre chez un professeur de sciences gay qui habitait avec son petit ami dans une vieille maison isolée àl'autre bout de la ville. Il soupira en raccrochant. Il aurait encore àfaire avec ce genre de personnes-lì comme s'il n'avait pas assez de Yuu.

Ce fut donc ce qui le poussa àaller sonner chez le dénommé Hora, le lendemain, tard dans la matinée.

Il se fit ouvrir par une femme vêtue d'une longue robe bourgogne pleine d'un de ces bric-à-bracs... On porte encore ce genre de tobe alors qu'on est au 21ième siècle ? s'interrogea-t-il. Toutefois, quand son regard croisa le sien, il ne put s'empêcher de la trouver jolie. Mais elle avait une voix singulière, quelque chose sonnait faux dans son ton, mais il n'aurait su dire quoi... Elle finit par le prier d'entrer et d'aller l'attendre au salon puisqu'elle n'avait pas tout àfait termin de se préparer. Il était vrai qu'elle agissait un peu gauchement, un peu comme Yuko quand elle attendait que son vernis à ongles sèche...

-Vous allez quelque part ? Je ne voudrais pas vous mettre en retard... lui demanda-t-il.

-Oh... Non... Je fais ça par plaisir, c'est tout ! lui sourit-elle. Attendez-moi, je reviens tout de suite !

Ce qu'il fit en s'asseyant dans un fauteuil moelleux dans la pièce dont la décoration datait un peu.


(1) Le côté colérique de Juka me fait tellement penser à Brad Pitt dans Seven XD !...

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New Vogue Children, chapitre 8

New vogue children
Chapitre VIII
Le Monde Extérieur
 

Il avait attendu une dizaine de minutes avant qu'elle ne revienne. Il ne remarqua toutefois aucun changement sur son physique, comparativement quand elle lui avait ouvert. Elle agissait toujours aussi gauchement et avait encore ce même sourire indéchiffrable aux lèvres. Ce qu'elle avait pu faire pendant ces dix minutes resterait probablement un secret pour lui. Il se surpris cependant vouloir le lui demander, ce qui n'était pas chose habituelle chez lui, il n'était généralement pas préoccupé par ce qui ne le regardait pas, ou ce qui ne regardait pas l'enquête sur laquelle il travaillait. Ça le troubla un instant, elle sembla s'en apercevoir.

-Vous allez bien, inspecteur ? lui demanda-t-elle en posant sur la table basse sa tasse vide (Elle était revenue en lui offrant du thé ; il avait accepté.)

-Oui, oui, tout fait (1)... Je me suis seulement qu'égaré un peu...

-C'est votre enquête qui vous tracasse, je suppose...

Mais que clochait dons dans cette voix ?

-D'ailleurs, c'est sûrement pour cette raison que vous êtes ici, n'est-ce pas ?

-Euh... oui, je...

Et pourquoi avait-il tant de difficulté enligner correctement ses pensés pour pouvoir mettre des mots dessus ? Peut-être n'aurait-il pas dû accepter son thé ? Peut-être l'avait-elle drogué ? Il inspira profondément.

-Vous êtes certains que vous allez bien ?

-Oui, merci... Enfin... J'aurais quelques questions vous poser par rapport aux meurtres qui ont eu lieu dernièrement...

-Je vous écoute.

-Un contact m'a dit que si je voulais en savoir plus propos de ces bestioles, je devrais parler au professeur Hora...

-Et bien, il mène une étude importante sur la génétique, j'imagine qe ça peut-être utile pour l'avancement de vos recherches...

-Oui... Me serait-il possible d'avoir un entretient avec lui ?

-Oh... Mais il enseigne, en ce moment, vous savez... Cela dit, il m'a informé qu'il rentrerait immédiatement après son travail... Vous pouvez l'attendre ici, si vous v...

-Ouais... dit-il, laissant paraître son désagrément.

-Ou vous pouvez revenir une autre fois... plus tard... ajouta-t-elle, l'air déçu.

-On m'a dit aussi qu'il habitait ici avec son petit ami... Il n'est pas lnon plus ?

-Ah... fit-elle en baissant les yeux. Je... non... Il n'y a que moi ici...

-Et vous êtes... ?

-Kaya, répondait-elle en retrouvant son sourire.

-Mais encore ?

-Euh... Je suis la... cousine de Hora...

Il la regarda d'un oeil sceptique, mais elle ne fit que lui sourire en retour.

-Et quand est-ce qu'il revient ?

-Vers 17 heures, normalement...

-Savez-vous quelque chose sur ses recherches ?

-Pas vraiment... Il les garde pour lui... Il y a peu de gens qui savent ce qui se passe quand il est dans le labo... Il est rare que j'y mets les pieds. Je n'aime pas l'ambiance qui y règne...

-Pas vraiment ? Donc vous savez quelques petites choses, je suppose...

-Hora n'aime pas trop que quelqu'un autre que lui parle de son travail... Mais... Comme vous êtes de la police, je suppose que vous êtes de confiance...

-Dans ce cas, pourquoi m'avoir menti ?

-Je vous demande pardon ?

-Vous n'êtes pas sa cousine, n'est-ce pas ?

-Ah... fit-elle en détournant le regard.

-Celle que vous êtes vous embarasse-t-elle tant que ça ?

-Dans ce cas-ci, pas rien qu'un peu, marmonna-t-elle.

-Allons, allons, pas de gêne avec moi, je vous prie ! Je ne suis pas ici pour vous juger moralement.

-Mais vous êtes ici pour enquêter, pas pour satisfaire votre curiosité personnelle, ajouta-t-elle en fronçant les sourcils.

-Vous avez raison... Excusez mon manque de respect envers vous...

-Oh, c'est pas grave... fit-elle en secouant la tête autant pour appuyer ses dires que pour empêcher ses larmes naissantes de couler. Vous voulez encore du thé ?

-Non merci, je vous importune, je vous revenir plus tard pour questionner votre... cousin...

-Oh, mais non, mais non ! Vous ne me dérangez pas le moins du monde ! Je serais même ennuyé de vous voir partir, pour tout vous dire...

-Euh... oui... mais j'aurais d'autres choses faire en attandant le retour de Hora... dit-il presque sèchement.

Elle eut l'air blessée, elle baissa les yeux sur ses mains posées sur sa jupe.

-Mais ce n'est pas parce que je déprécie votre compagnie...

-N'ayez pas pitié de moi, Juka...

-Pitié ? Mais non ! Je...

-Ça ne sert rien de vous justifier, j'ai noté le changement dans votre ton... Oui, je me sens seul, je suis toujours seul ici et oui, je m'ennuie, mais je déteste qu'on me donne de l'attention seulement parce qu'on a pitié de moi...

Elle se leva, posa les deux tasses vides dans leur plateau et le prit pour retourner ìa cuisine.

-Attendez ! Je...

Mais elle s'était déjéclipsée. Il se leva pour la suivre.

-Je suis désolé, je voulais pas vous vexer...

Elle resta obstinément dos lui, affairée laver le set de thé.

-Écoutez, je...

-Si vous avez mieux faire, allez-vous en...

-Je suis sincèrement désolé, Mademoiselle Kaya... Je n'aurais jamais que ça vous affecterait autant... j'avais aucunement l'intention de vous blesser...

Elle arrêta ses gestes, il crut voir qu'elle tremblait légèrement. Elle se tourna lentement vers lui, il comprit alors qu'elle pleurait. Il se sentit désemparé, il ne sut quoi dire ou faire. Après un moment de silence, il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras, le tout sans avoir vraiment réfléchi, il s'étonna lui-même.

oOoOo

Il le laissa faire, de toute façon, même s'il l'aurait souhaité, il n'aurait pu le repousser. Il s'accrocha donc à sa chemise et laisse libre court óes larmes, même si c'était pour foutre son maquillage l'eau (2).

Il était tellement seul et maintenant qu'il avait un peu de compagnie, il craquait... Il aurait voulu qu'un le frappe, juste une gifle pour lui remettre ses idées en place. Sauf que l'autre semblait tout aussi perdu que lui-même...

Au bout d'un moment, ses pleurs se calmèrent et l'inspecteur profita du moment pour lui adresser nouveau la parole.

-Ça vous dirait qu'on sorte, qu'on aille déjeuner en quelque part ?

Il leva son regard humide vers lui, il voulait bien l'accompagner, il aurait quelque chose pour meubler sa journée autrement qu'en restant tout seul ìa maison.

-J'aimerais beaucoup, répondit-il d'une voix presque inaudible. Mais... Je peux pas...

-Pourquoi pas ? Vous avez l'air de tellement vous ennuyer... Je crois que ça ne vous ferait pas de mal de sortir un peu...

-Oui, mais... Ce n'est pas l'envie qui me manque, je vous assure... Sauf que je... J'ai la santé fragile et... Hora m'a formellement interdi de sortir...

-Allons donc ! Vous m'avez l'air en parfaite santé ! Vous êtes resplendissante !

Il sourit timidement en rougissant.

-Et si jamais il vous arrivait quelque chose, je peux toujours vous conduire l'hôpital...

-Dans ce cas... Me laissez-vous aller me changer et refaire un peu mon maquillage ?

-Mais oui, mais oui ! Prenez tout votre temps !

-Merci.

Il lui sourit nouveau et partit d'un pas rapide vers ses quartiers. Il troqua sa jupe longue pour une plus courte, de la même couleur, avec le même genre de décorations, mais faite de velour. Il trouva des chaussures qui se marierait bien avec son ensemble et les mit de côté, il les enfilerait seulement qu'avant de partir. Il effaça les vestiges de ses larmes et se remaquilla rapidement, vérifia s'il était toujours bien coiffé, replaça une ou deux fleurs dans ses cheveux, plus par principe que parce qu'elles étaient vraiment déplacées.

Il prit une grande inspiration, il devait admettre qu'il était très nerveux. Il devait se convaincre que tout irait bien. Ils ne feraient qu'aller déjeuner et il allait être ìa maison quand Hora reviendrait. Et il ne serait pas seul, il serait avec Juka, il était inspecteur de police, il n'avait donc absolument rien à craindre, même s'il faisait une crise. De toute façon, l'autre semblait vouloir se racheter, donc ça ne serait pas un sortie propice une crise. Il finit par se lever, enfila aussi ses chaussures en commença penser aux manteaux qu'il y avait dans la penderie de l'entrée, réfléchissant quel genre de manteau irait bien avec ses vêtements. Toutefois, ne sortant pratiquement pas, ceux-ci se faisaient rares.

-Vous cherchez quelques chose ? demanda la voix de Juka dans son dos alors qu'il fouillat la penderie.

-Oh non, ça ira... Je vais mettre celui-çi.. répondit-il en reprenant le même manteau que celui qu'il avait mis lorsqu'il avait été dans le jardin.

-Bon, alors vous êtes prête ?

Il sourit, un peu plus pour lui-même que pour l'autre et fit signe que oui. Pour une fois qu'il pouvait réellement affirmer qu'il était heureux, il n'allait pas le reprendre en lui disant qu'il n'était pas une femme et que c'était lui le copain de Hora... Il avait trop peur que ça brise ce qu'il commençait construire. Si cet agent de police l'acceptait et cherchait à mieux le connaître alors qu'il le croyait femme, alors il resterait femme jusqu'ce qu'il n'ait plus autre choix que de lui dire toute la vérité... Il souhaitait tellement tellenent que ce moment soit loin... En fait, il ne savait même pas s'il allait le revoir ; l'espace d'une seconde, sa mine d'assombri, mais il chassa cette pensée et se convainquit de profiter pleinement de ce moment.

L'autre lui ouvrit la porte pour sortir, l'appelant une fois de plus "mademoiselle". Il lui avait demandé, alors qu'ils étaient en route, s'il voulait aller en quelque part en particulier, mais il avait répondu tout simplement qu'il ne connaissait pas vraiment la ville, il lui avait donc demandé de choisir. Il l'emmena donc dans un restaurant plutôt chic. Et durant toute la sorti, Kaya s'étonna lui-même en engageant si facilement la conversation avec Juka. Il tâcha sependant de dissimuler sa déception lorsqu'il apprit qu'il était marié et que sa femme attendait un enfant. Il se surpris penser qu'il pourrait envoyer un New Vogue Children pour l'éliminer, elle et le bébé.

"Mais qu'est-ce qui te prend de penser ça !"

Ils discutèrent encore longtemps, de tout, de rien, mais surtout du policier, l'effeminé préférant se taire son sujet plutôt que de risque de révéler quelque chose de suspect quant ce qu'il savait propos de ces enfants meurtriers. Ils rirent beaucoup, aussi... Jusqu'ce que Kaya voit l'heure qu'il était.

-Ah ! Mon Dieu Seigneur ! Vous avez vu l'heure ! Je dois rentrer ! Hora doit déjà être là

-Je vais vous racoompagner, j'ai à faire lui, de toute façon.

-Oh... Merci...

Il sentit une main se posant sur sa taille le guider vers la sortie. Il espérait seulement qu'il ne sentait pas sa nervosité, voire même son angoisse.


(1)Spatu, si un jour tu lis ça, tu reconnaîtras un certain prof XD

(2)À l'eau, c'est le cas de le dire 8-)...

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